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Culture - 7e art

Festival Karama : cinéma et égalité des genres

« The Day I Lost My Shadow » par la réalisatrice Soudade Kaadan, en clôture du festival du film Karama, ce vendredi 5 juillet.

Le festival de cinéma Karama sur les droits de l’homme tient sa quatrième édition au cinéma Métropolis depuis lundi dernier, 1er juillet, et jusqu’au vendredi 5 juillet, autour du thème « Talk to Her », sur l’égalité des genres et l’émancipation des femmes. Le festival est organisé par l’ONG Art Factory 961, en coopération et avec le soutien de plusieurs agences des Nations unies, des ambassades de Suisse et de République tchèque. Toutes les projections et les événements du festival sont gratuits. L’organisateur du festival, Haytham Chamass, en trace les grandes lignes.


Pourquoi avez-vous choisi le thème de l’égalité des genres cette année ?

L’égalité entre les genres et l’émancipation des femmes sont indispensables pour la société. Or elles sont loin d’être acquises au Liban et au Moyen-Orient. De nombreuses barrières entravent encore les femmes. La représentation politique des femmes est encore très faible : 3 % seulement des députés sont des femmes au Parlement par exemple. C’est une honte. Les discriminations sont présentes partout, dans la vie publique et dans la vie privée.

Nous avons organisé en particulier une table ronde sur la loi sur le statut personnel, hier mercredi 3 juillet. Notre société est très patriarcale. L’homme est encore considéré comme le chef de la famille. La loi est aussi responsable des inégalités. Il faut changer celle sur le statut personnel pour donner des droits équivalents aux femmes et aux hommes, en matière de mariage notamment.


Quels sont les films à voir absolument ?

Nous sommes très fiers de toute la sélection. The Day I Lost My Shadow par la réalisatrice Soudade Kaadan, notre film de clôture qui sera projeté le vendredi 5 juillet, joue avec les frontières entre documentaire et fiction : à Damas en guerre, en 2012, une mère cherche une bonbonne de gaz pour cuisiner. Elle se trouve piégée dans la partie assiégée de la ville et découvre avec horreur que les gens perdent leur ombre pendant la guerre. Il a remporté le prix du meilleur premier film à la Biennale de Venise.

Un autre film qui m’a marqué est The Poetess, des réalisateurs allemands Stefanie Brockhaus et Andreas Wolff, diffusé jeudi 4 juillet. C’est un documentaire sur une jeune mère saoudienne, qui participe à la version locale de l’émission télévisée American Idol, pour la poésie. Elle y gagne les différentes épreuves et affronte critiques et menaces.

Tous les films sont suivis d’une discussion avec les réalisateurs ou producteurs.

*Le programme du festival est disponible sur la page Facebook de Karama Beirut HRFF.


Pour mémoire

Le Karama Film Festival de Beyrouth contre la censure

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