Israël fait face à des manifestations à la suite de la mort d’un jeune Israélien d’origine éthiopienne tué par un policier en dehors de son service dans des circonstances encore mal établies. La mort de Solomon Teka, dimanche soir, a ravivé dans la communauté d’origine éthiopienne les accusations de racisme policier à son encontre. Lundi soir puis hier soir, des Israéliens d’origine éthiopienne ont affronté la police lors de plusieurs mouvements de protestation. Solomon Teka, âgé de 18 ou 19 ans, a été abattu à Kiryat Haim, près de Haïfa (Nord), par un policier qui n’était pas en service. Dans sa version initiale, la police a rapporté que le policier avait été témoin d’une bagarre et avait tenté de s’interposer. Quand il s’est identifié, les jeunes lui ont jeté des pierres et il a ouvert le feu parce qu’il se sentait menacé, a-t-elle dit. Mais d’autres jeunes présents et un passant ont contesté que le policier ait été agressé, ont rapporté les médias. La mort de Solomon Teka a provoqué la colère dans sa communauté, dont beaucoup de membres disent que les jeunes vivent dans la crainte permanente des traitements policiers parce qu’ils sont noirs. La communauté juive éthiopienne compte environ 140 000 membres, dont plus de 50 000 sont nés en Israël.
Moyen Orient et Monde - Racisme
Les Éthiopiens d’Israël protestent après la mort d’un des leurs tué par la police
OLJ / le 03 juillet 2019 à 00h00


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