Le président américain, Donald Trump, et son homologue chinois, Xi Jinping, au sommet du G20, au Japon. Brendan Smialowski/AFP
Donald Trump et Xi Jinping ont évité le pire en décrétant, samedi, une trêve dans leur guerre commerciale lors du sommet du G20 d’Osaka, mais cette reprise du dialogue entre les deux premières économies mondiales n’est assortie d’aucun calendrier.
Le duo sino-américain a une nouvelle fois éclipsé le programme officiel des dirigeants des vingt premières économies mondiales, qui se sont notamment écharpés cette année sur le climat, bien loin de l’objectif d’une gouvernance mondiale harmonieuse qui avait présidé à leur première réunion en 2008.
« Nous avons eu une très bonne rencontre avec le président Xi, je dirais même excellente », a déclaré Donald Trump, estimant que les deux rivaux étaient « à nouveau sur la bonne voie ». Il n’entend « pas ajouter » de tarifs douaniers sur les importations venant de Chine, ni en supprimer, « au moins pour le moment ». Selon lui, les négociations entre les deux pays vont donc reprendre. Elles avaient été brutalement interrompues en mai, Washington menaçant, ensuite, d’imposer de nouvelles taxes à l’importation, qui auraient frappé la totalité des plus de 500 milliards de dollars de biens chinois achetés chaque année par les États-Unis.
Si cette perspective, propre à faire dérailler l’économie mondiale, semble s’éloigner pour l’instant, ni les Chinois ni les Américains n’ont donné de détails sur les conditions de la trêve, et encore moins de calendrier. En revanche, le président américain a évoqué – mais en des termes peu clairs – un possible assouplissement des restrictions américaines contre le géant technologique chinois Huawei, un point très épineux du conflit commercial sino-américain.
Les divergences sont profondes entre les États-Unis, qui veulent réduire leur gigantesque déficit commercial, et la Chine, qui ne veut pas brider ses ambitions technologiques.
Tandis que les deux premières puissances économiques mondiales peinent à s’entendre, l’Union européenne et le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay) sont parvenus vendredi soir à conclure un traité de libre-échange en bonne et due forme.
Source : AFP


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