Seize civils, dont trois secouristes à bord d’une ambulance et sept enfants, ont été tués hier dans des bombardements du régime dans le nord-ouest de la Syrie, cible de frappes quasi quotidiennes depuis fin avril. Ces frappes meurtrières du régime syrien surviennent au lendemain d’une journée déjà particulièrement sanglante dans la province d’Idleb, où des affrontements opposent des forces progouvernementales à des rebelles et des jihadistes. Dix-sept civils avaient déjà été tués mercredi dans des bombardements des forces du régime, dont 12 lors d’une frappe aérienne sur un village dans la région de Jabal al-Zawiya, située dans le sud de la province d’Idleb, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Les Nations unies ont alerté sur une escalade dans la région d’Idleb, où vivent trois millions de personnes, ce qui pourrait provoquer l’une des pires catastrophes humanitaires depuis le début de la guerre en Syrie en 2011. Dans le nord de la province de Hama, limitrophe d’Idleb, plus de 130 combattants ont été tués depuis mardi, selon l’ONG. D’après cette organisation qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie, au moins 22 combattants jihadistes et rebelles et 21 membres des forces prorégime ont été tués hier. Le régime et son allié russe ont intensifié fin avril leurs bombardements sur la région d’Idleb et les zones adjacentes dans les provinces d’Alep, Hama et Lattaquié, des territoires dominés par le groupe HTS, formé par l’ex-branche syrienne d’el-Qaëda. Le chef de la diplomatie syrienne, Walid Moallem, a, lui, de nouveau promis que Damas reprendrait le contrôle de la région d’Idleb. « Idleb est une province syrienne et les opérations que l’armée syrienne conduit (...) sont un droit légitime », a-t-il affirmé à la chaîne TV al-Mayadine, basée à Beyrouth.
Moyen Orient et Monde - Syrie
Seize civils tués dans des frappes du régime dans la région d’Idleb
OLJ / le 21 juin 2019 à 00h00


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