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À La Une - Liban

Flot de messages pour le 32ème anniversaire de l'assassinat de Rachid Karamé

Le président Aoun salue un "homme d’État".

Le député de Tripoli Fayçal Karamé à côté d'un portrait de son oncle, l'ancien Premier ministre Rachid Karamé. Photo Ani prise en 2015

Plusieurs personnalités politiques libanaises ont rendu hommage à l'ancien Premier ministre Rachid Karamé, chef de huit gouvernements libanais durant les 30 ans de sa vie politique et assassiné le 1er juin 1987, il y a 32 ans jour pour jour.

"Aujourd'hui, comme tous les ans, nous nous remémorons l'assassinat de Rachid Karamé, un homme d’État qui a su préserver les composantes du pays dans les circonstances les plus difficiles et à œuvrer jusqu'à son assassinat pour l'unité du Liban", a écrit Michel Aoun sur son compte Twitter officiel.



"Le souvenir de l'assassinat de Rachid Karamé permet de réaffirmer le rôle particulier qu'ont joué les grands hommes qui ont contribué au rétablissement de l'Etat et de ses institutions, ainsi qu'à la protection de la légitimité", a écrit de son côte le Premier ministre Saad Hariri.


 

Le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a, lui, salué les "principes" de "l'homme d'Etat" Rachid Karamé, estimant que la logique de l'Etat doit prévaloir sur la "logique milicienne qui gouverne l'Etat".



Le ministre d’État pour les Affaires de l'Investissement et des technologies, Adel Afiouni, s'est également exprimé. "En ce jour, je salue un homme d’État, l'homme des institutions, de la concorde et de la modération qui a affronté des moments difficiles pour le Liban avec sagesse et savoir-faire. Il a aimé Tripoli et le Liban, et a consacré sa vie à défendre son unité jusqu'à sa mort", a-t-il posté sur Twitter.



La ministre d’État pour l’Insertion sociale et économique de la jeunesse et des femmes, Violette Safadi, a salué un "grand homme".



Le ministre d’État pour le Commerce extérieur, Hassan Mrad, a rendu hommage à un "véritable homme d'Etat",



Plusieurs députés se sont également exprimés.

"Rachid Karamé, vous manquez au Liban-Nord comme à tout le Liban en tant que personnalité politique et référence nationale", a écrit sur Twitter Sleiman Frangié, député de Zghorta.



"Cette référence qui a œuvré pour l'unité du Liban, la préservation de la coexistence, et contre les provocations et la division nous manque", a écrit le député de Tripoli et ancien Premier ministre Nagib Mikati. "Comme nous nous souvenons des hommes d’État qui ont fait passer l'intérêt national devant les intérêts personnels, nous nous souvenons qu'il avait Tripoli dans son cœur", a-t-il ajouté.



Le député de Zghorta, Michel Mouawad, a rappelé sur Twitter que Rachid Karamé était un partenaire de son père, le président René Moawad, assassiné en 1989.



Pour l'ancien ministre Achraf Rifi, Rachid Karamé était "l'une des grandes garanties de la coexistence, de l’État, de ses institutions et de son prestige".



Son neveu, le député de Tripoli, Fayçal Karamé, s'est aussi exprimé à l'occasion du 32ème anniversaire de l'assassinat de son oncle. "Aujourd'hui, Tripoli n'est la deuxième capitale du Liban que pour la forme. En réalité, c'est la capitale de la pauvreté, du chômage et de l'effondrement économique", a-t-il déclaré à l'issue d'une réunion de la "Rencontre consultative", un groupe de députés sunnites pro-8 Mars et du groupe parlementaire des Marada. "Les députés de Tripoli sont nommés par des référents qui ne viennent pas de Tripoli", a dénoncé M. Karamé, en référence notamment au leader du Courant du Futur Saad Hariri, dont la formation compte plusieurs députés dans la circonscription de Tripoli.

Plusieurs députés ont déposé une gerbe de fleurs sur la tombe de Rachid Karamé, dans le cimentière de Bab el-Ramel, à Tripoli.


Photo Ani


Né le 31 décembre 1920 à Tripoli, dont il fut député de 1951 jusqu'à sa mort, Rachid Karamé, fils aîné de Abdel Hamid Karamé, un architecte de l'indépendance du Liban, fut l'un des acteurs majeurs de la guerre civile.

Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, avait été condamné en 1994 à trois peines de mort, toutes commuées en prison à vie pour l'assassinat de quatre personnalités politiques, dont Rachid Karamé. M. Geagea sortira en juillet 2005, après l'adoption d'une loi d'amnistie et la Révolution du cèdre qui avait abouti au retrait des troupes syriennes.



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