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Moyen Orient et Monde - Hongrie

Naufrage meurtrier d’un bateau de touristes à Budapest

Des fleurs attachées au pont Marguerite à Budapest. Marko Djurica/Reuters

Les sauveteurs hongrois continuaient hier à chercher d’hypothétiques survivants, au lendemain du naufrage d’un bateau d’excursion transportant des touristes sud-coréens sur le Danube à Budapest, qui a fait au moins sept morts et 21 disparus. La Sirène, une embarcation de 26 mètres, a basculé et coulé en quelques secondes mercredi soir après avoir heurté un bateau de croisière beaucoup plus grand. Des plongeurs de l’armée se sont joints à la police pour les recherches dans le fleuve, gonflé par les pluies après des semaines de précipitations.

Les circonstances du drame, un des plus graves naufrages de l’histoire de la Hongrie, laissent peu d’espoir de retrouver des disparus vivants. Lors d’une conférence de presse hier matin, la police hongroise a montré des images de vidéosurveillance où la Sirène entre en collision avec le Sigyn, de la compagnie norvégienne Viking. « La Sirène s’est tournée vers (..) le Sigyn de Viking, pour une raison inconnue. Le Viking a alors retourné le petit navire, qui a coulé en sept secondes », a déclaré le colonel de police Adrian Pal. Une enquête criminelle a été ouverte pour « négligence criminelle sur une voie navigable publique », selon M. Pal, et la police interrogeait le capitaine ukrainien du Sigyn.

La société Viking a affirmé dans un communiqué qu’elle « coopérait avec les autorités ». « Le courant était très fort et des gens étaient emportés, mais les secours n’arrivaient pas », a expliqué Jung, une survivante de 31 ans à l’agence sud-coréenne Yonhap. Une autre survivante, nommée Yoon, a indiqué que « le bateau s’est retourné immédiatement et a chaviré ». « Nous n’avons senti aucune secousse, nous ne nous sommes pas rendu compte avant de voir des gens dans l’eau, c’était horrible », a expliqué une passagères du Sigyn, Ginger Brinton, une touriste américaine de 66 ans.

Sept décès confirmés

Sous une pluie battante, l’accident est survenu mercredi vers 21h15 heure locale (19h15 GMT) sur le Danube, près du Parlement au cœur de Budapest, ville prisée des touristes du monde entier. Les recherches s’étendent vers le sud de Budapest sur toute la longueur du Danube, jusqu’à la frontière avec la Serbie dont les autorités ont été contactées. Trois cadavres ont été repêchés plusieurs kilomètres au sud du lieu du drame, selon la police. Les autorités hongroises et sud-coréennes ont annoncé le décès de sept passagers de la Sirène.

« Sept personnes ont été hospitalisées dans un état stable, avec des symptômes d’hypothermie et de choc », a indiqué hier matin Pal Gyorfi, porte-parole des services de secours hongrois. « Vingt et une autres personnes sont portées disparues », selon un porte-parole de la police hongroise, Kristof Gal.

Au total, 35 personnes se trouvaient à bord : 22 femmes, 12 hommes et une fillette de six ans. Parmi elles figuraient 33 Sud-Coréens, dont 31 touristes et deux guides, et deux Hongrois membres de l’équipage. La montée du niveau du Danube en raison des fortes pluies depuis début mai entrave les recherches. Outre un fort courant, la température de l’eau oscille entre 10 et 15 degrés Celsius, selon la presse locale.L’épave du bateau a été localisée après plusieurs heures près du pont Marguerite, selon la télévision publique hongroise M1. Mihaly Toth, un porte-parole du propriétaire du bateau naufragé, Panorama Deck, a indiqué à l’agence de presse hongroise MTI que le bateau était régulièrement entretenu et n’avait pas de problèmes techniques. « C’était une visite touristique de routine », a-t-il dit.

Source : AFP

Les sauveteurs hongrois continuaient hier à chercher d’hypothétiques survivants, au lendemain du naufrage d’un bateau d’excursion transportant des touristes sud-coréens sur le Danube à Budapest, qui a fait au moins sept morts et 21 disparus. La Sirène, une embarcation de 26 mètres, a basculé et coulé en quelques secondes mercredi soir après avoir heurté un bateau de croisière beaucoup plus grand. Des plongeurs de l’armée se sont joints à la police pour les recherches dans le fleuve, gonflé par les pluies après des semaines de précipitations.Les circonstances du drame, un des plus graves naufrages de l’histoire de la Hongrie, laissent peu d’espoir de retrouver des disparus vivants. Lors d’une conférence de presse hier matin, la police hongroise a montré des images de vidéosurveillance où la Sirène entre...
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