La Banque du Canada (BoC) a laissé son taux directeur inchangé hier, comme attendu, tout en évoquant des éléments de plus en plus nombreux suggérant une accélération de la croissance économique au deuxième trimestre après un ralentissement temporaire. Au total, la BoC a relevé son taux directeur à cinq reprises depuis juillet 2017 mais elle n’y a plus touché depuis l’automne dernier en raison des tensions commerciales internationales et des signes de ralentissement de la croissance économique.
Le communiqué publié hier réaffirme que la politique monétaire est appropriée et que l’inflation devrait rester proche de l’objectif de 2 % au cours des prochains mois.
« Les données récentes sur l’économie canadienne cadrent avec les projections formulées par la Banque dans le Rapport sur la politique monétaire (RPM) d’avril », explique-t-elle dans son communiqué. « De plus en plus de signes semblent en effet indiquer que le ralentissement qui s’est produit à la fin de 2018 et au début de 2019 est suivi d’une reprise à compter du deuxième trimestre ». Elle note toutefois que « l’escalade récente des conflits commerciaux accentue l’incertitude quant aux perspectives économiques » et que « des restrictions commerciales imposées par la Chine ont des effets directs sur les exportations canadiennes ».
En revanche, la décision de Washington de supprimer les droits de douane sur l’acier et l’aluminium canadiens, qui ouvre la voie à la ratification d’un nouvel accord de libre-échange nord-américain, « auront des implications positives pour les exportations et les investissements canadiens », estime la BoC. Elle ajoute que « le secteur pétrolier commence à se relever, la production étant à la hausse et les prix restant supérieurs aux creux touchés récemment ».


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