Le président américain Donald Trump et l’empereur japonais Naruhito à Tokyo. Brendan Smialowski/AFP
Donald Trump, en visite au Japon, a adopté un ton conciliant hier face à la montée des tensions avec l’Iran, assurant que Washington ne cherchait pas un changement de régime à Téhéran, et s’est montré optimiste quant aux intentions de la Corée du Nord, vantant « l’intelligence » de son dirigeant Kim Jong-un.
« Nous ne cherchons pas un changement de régime (à Téhéran), je veux que cela soit clair », a lancé le président américain, alors que les États-Unis déploient des moyens militaires dans la région. « Ce que nous voulons, c’est l’absence d’armes nucléaires. Je ne veux absolument pas nuire à l’Iran », a-t-il ajouté, à l’issue d’un sommet avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe à Tokyo, estimant même pouvoir « parvenir à un accord ». Plus tôt dans la journée, il avait tendu la main, se disant convaincu que l’Iran souhaitait un tel dialogue. « S’ils veulent parler, nous parlerons », avait-il dit. Il a aussi semblé faire un appel du pied à M. Abe pour une médiation japonaise, soulignant « les relations étroites » de celui-ci avec les dirigeants iraniens. La presse prête à M. Abe l’intention de se rendre prochainement en Iran.
Potentiel économique phénoménal
Sur l’autre point chaud de la politique étrangère américaine, la Corée du Nord, il a qualifié le dirigeant nord-coréen de « gars très intelligent », estimant que Kim Jong-un « comprend bien » que l’arme nucléaire ne peut apporter que « de mauvaises choses » et que son pays dispose d’un « potentiel économique phénoménal » à développer.
Il avait même évoqué auparavant « un grand respect entre les États-Unis et la Corée du Nord », en allusion à ses deux rencontres avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, en juin 2018 à Singapour, puis à Hanoï en février, même si cette dernière s’était terminée par un échec.
Depuis, les négociations sur le nucléaire se sont enlisées et Pyongyang a mené début mai des essais de missile à courte portée. Mais dimanche, M. Trump avait minimisé ces actions : « La Corée du Nord a lancé quelques petites armes, ce qui a dérangé certains dans mon pays et d’autres, mais pas moi », avait-il lancé sur Twitter, alors que son hôte, M. Abe, souligne au contraire le risque que représentent des missiles à courte portée pour le Japon tout proche.
M. Trump a rencontré hier pour la deuxième fois des familles de ressortissants japonais enlevés en pleine guerre froide par des agents de Pyongyang. M. Abe, pour qui cette question a une grande importance en politique intérieure, l’appelle régulièrement à intercéder auprès de la Corée du Nord afin de faire revenir au pays ceux qui auraient survécu. Le Premier ministre japonais espère lui-même rencontrer Kim Jong-un, et a dit avoir obtenu le « plein soutien » du président américain à ce sujet. Concernant la Chine, M. Trump s’est là aussi montré confiant : il a estimé qu’il y avait « de très bonnes chances » que soit signé prochainement un accord commercial, malgré le récent durcissement des négociations entre les deux premières puissances économiques au monde.
Dans la matinée, Donald Trump avait été le premier dirigeant étranger à rencontrer le nouvel empereur du Japon, Naruhito, qui a accédé au trône du chrysanthème début mai après l’abdication de son père Akihito. Le soir, ils sont retournés au palais impérial pour un dîner d’État en présence d’un grand nombre de personnes. L’empereur et M. Trump ont tous deux prononcé des toasts, ce dernier allant jusqu’à parsemer son discours de mots japonais et de références à de très anciens textes littéraires japonais.
Source : AFP


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
IL ASSURE MAIS AU FOND C,EST CE QU,IL SOUHAITE ET CE QU,IL CHERCHE.
09 h 35, le 28 mai 2019