La Commission européenne a mis hier à l’amende cinq banques, dont Citigroup et RBS, pour deux ententes entre leurs courtiers sur des opérations de change pendant la crise financière, entre 2007 et 2013. En additionnant toutes les amendes, on arrive à un montant total de 1,07 milliard d’euros (soit 1,2 milliard de dollars).
La première entente, baptisée « Three Way Banana Split » (du nom du forum de discussion des traders impliqués), concerne deux banques britanniques, Barclays et RBS, et deux américaines, Citigroup et JPMorgan. Elle a duré du 18 décembre 2007 au 31 janvier 2013. La seconde était dénommée « Essex Express » (tous les courtiers impliqués à l’exception de l’un d’eux, « James », vivaient dans l’Essex, à l’est de Londres, et prenaient le même train) et concerne encore une fois Barclays et RBS, mais aussi la japonaise MUFG (anciennement Bank of Tokyo-Mitsubishi). L’infraction a duré du 14 décembre 2009 au 31 juillet 2012.
La plupart de ces établissements ont déjà été mis à l’amende par les autorités américaines et britanniques en 2014 et 2015 pour des scandales similaires, survenus au même moment et qui avaient alors considérablement terni l’image de la finance.


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