Le gouvernement saoudien estime que les récentes attaques contre des navires et des installations pétrolières menacent non seulement le royaume, « mais aussi la sécurité des approvisionnements en brut et l’économie mondiale », selon un communiqué publié hier.
Des attaques de drones revendiquées par les rebelles houthis au Yémen voisin ont provoqué la fermeture d’un oléoduc majeur mardi en Arabie saoudite, faisant monter d’un cran les tensions dans le Golfe deux jours après le mystérieux sabotage de quatre navires près des Émirats arabes unis.
Réuni tard mardi soir à Djeddah (ouest de l’Arabie saoudite) sous la présidence du roi Salmane, le gouvernement saoudien a affirmé « l’importance de faire face aux entités terroristes qui commettent des actes de sabotage, notamment les miliciens houthis soutenus par l’Iran », selon un communiqué du ministre des Médias Turki al-Shabanah. Au Yémen, un des chefs rebelles, Mohammad Ali al-Houthi, a déclaré mercredi sur Twitter que ce que réclament les insurgés « et le peuple yéménite » n’est « pas impossible » à remplir : « la levée du blocus » aérien, maritime et terrestre imposé par Riyad et ses alliés.


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