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Liban

Michel el-Khoury : Il a défendu tout seul l’unité du Liban, son indépendance et la vocation du vivre-ensemble

OLJ
13/05/2019

Le président de l’Association des membres de la Légion d’honneur, l’ancien ministre Michel el-Khoury, a tenu à faire part du décès du patriarche Nasrallah Boutros Sfeir, en sa qualité de membre d’honneur de l’association, dont il porte la grand-croix.

Dans son faire-part, il affirme : « Le départ du patriarche maronite Nasrallah Boutros Sfeir ressemble au retour d’un fils vers son père. Nous sommes en présence d’un grand homme qui revient vers le Père, ayant adroitement usé de ses talents, la conscience tranquille et le front haut.

« La tristesse alourdit aujourd’hui les cœurs des Libanais, au départ d’un prêtre qui a agi en silence, d’un sage tranquille animé d’un esprit de réconciliation et de pardon. L’Église maronite perd en lui un homme qui sut habilement la protéger des lourdes conséquences de ses crises, des guerres, des vent des conflits, des divisions et des éclatements qui ont soufflé sur le Liban pendant des décennies.

« En lui, la patrie perd un ardent défenseur de l’unité de son peuple, de l’indépendance et de la vocation au vivre-ensemble qu’il a incarnées en paroles et en actes, comme l’a attesté le saint pape Jean-Paul II.

« En perdant le patriarche Sfeir, nous perdons une grande instance nationale et humaine qui a su insuffler l’espoir en lieu et place de l’accablement et de la capitulation, la fierté au lieu du découragement, le calme et la pondération quand le sang bouillonnait dans les veines, ou quand la langue des intérêts et des dissensions prévalait.

« Voilà un homme qui n’a jamais cédé sur l’idéal de la liberté absolue, des droits humains et de la souveraineté de l’État. Et comment l’aurait-il fait, ayant reçu en dépôt la charge d’une Église qui a connu la persécution, qui a survécu aux campagnes d’éradication, de soumission et de l’hégémonie, et qui a su en triompher, puisque l’Église et le Liban sont là.

« Le patriarche Sfeir, qui fut membre d’honneur de l’association, était également pour moi un modèle et une instance de référence. Aujourd’hui, je ne saurais dire qu’adieu à l’homme qui incarna la conscience de l’Église maronite et du Liban.

« Adieu au maître qui a marché dans les pas du Christ, qui a conduit sa vie, écrit ses sermons et paternellement fait paître le peuple de l’Église sous son inspiration. « À toi nos prières, notre amour et notre engagement à te garder dans nos consciences, lumière qui nous conduit par les voies obscures du monde. »


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