Les deux otages français libérés par les forces spéciales au Burkina Faso ont été sobrement accueillis à leur retour au pays samedi par le président Emmanuel Macron, cible de critiques alors que le sauvetage de ces deux touristes enlevés dans une zone à risques où Paris déconseille de voyager s’est soldé par la mort de deux militaires. Le président a salué les deux Français brièvement, de même que l’ex-otage sud-coréenne libérée en même temps qu’eux, à leur descente d’avion sur la base aérienne de Villacoublay, près de Paris. Il s’est ensuite entretenu quelques minutes avec les otages et leurs familles, avant de s’éclipser. « Il est très important pour les militaires qu’il se rende sur place, il est dans son rôle de chef des armées », a expliqué l’entourage du chef de l’État. « Sa décision d’aller accueillir les otages va de pair avec sa décision de rendre un hommage mardi aux militaires » à Paris, a poursuivi cette source, en soulignant qu’Emmanuel Macron « est le président de tous les Français, y compris ceux qui ont commis des actes inconsidérés ». « Le devoir de l’État, c’est d’assurer la sécurité des Français, où qu’ils se trouvent, y compris dans des conditions extrêmes à l’étranger », a insisté le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. Le maire de Toulon – ville près de laquelle étaient basés les militaires tués – Hubert Falco a refusé de « cautionner l’accueil solennel envisagé » pour les ex-otages, qu’il a qualifiés de « touristes inconscients ».
Moyen Orient et Monde - France
Sobre accueil pour les ex-otages libérés au Burkina Faso
OLJ / le 13 mai 2019 à 00h00


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