Le président du Rassemblement des dirigeants et chefs d’entreprise libanais dans le monde (RDCL World), Fouad Zmokhol, a appelé les organisations internationales « préoccupées par l’état de l’économie libanaise » à lancer de nouveaux fonds pour soutenir les secteurs productifs en leur permettant de se financer à taux réduit via « des banques commerciales. » « Ce type de fonds existe déjà au Liban, mais ils sont la plupart du temps limités à certains secteurs ou type d’activités. Or les entrepreneurs ont besoin d’avoir accès à des liquidités aux meilleures conditions en attendant que la conjoncture s’améliore », a expliqué M. Zmokhol à L’Orient-Le Jour.
La Société financière internationale (SFI, bras privé de la Banque mondiale), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ou encore la Banque européenne d’investissement (BEI) ont déjà conclu plusieurs accords de financement avec des banques libanaises dans le cadre de programme de soutien aux PME, de lutte contre le réchauffement climatique et d’aide aux échanges commerciaux.
Réuni mercredi soir, le conseil d’administration du RDCL World a en outre recommandé aux entreprises libanaises, locales ou établies dans la région, d’ouvrir leur capital, ainsi que de fusionner ou former des consortiums lorsque c’est possible. « Ce sont des décisions que les entrepreneurs ont souvent du mal à prendre dans la région mais qui donnent de la marge pour faire face aux difficultés », a résumé M. Zmokhol. La zone MENA a affiché une croissance de 2 % en 2018, selon la Banque mondiale. Le Liban fait office de mauvais élève avec 0,2 % sur le même exercice.


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