Photo AFP
Les dirigeants européens se sont retrouvés hier à Bruxelles pour décider d’un nouveau report du Brexit, que Theresa May souhaite le plus court possible. Mais le président Emmanuel Macron a refroidi l’optimisme ambiant en assurant que « rien n’est acquis ».
À deux jours du 12 avril, la nouvelle date butoir pour le retrait britannique décidée au cours d’un précédent sommet, le Royaume-Uni et ses 27 partenaires veulent éviter les dégâts d’un divorce brutal, sans accord, après plus de 40 ans d’une union tourmentée. Malgré leur lassitude face aux tergiversations de Londres, où les députés ont par trois fois rejeté le traité de retrait négocié par Mme May, les responsables européens sont prêts à donner plus de temps à la Première ministre britannique. Et la principale question au sommet semblait porter sur la longueur de ce délai.
« Je veux que nous puissions partir d’une façon ordonnée et sans heurts le plus tôt possible », a déclaré Theresa May, toujours sans majorité parlementaire pour soutenir son traité de retrait et engagée depuis peu dans des discussions avec l’opposition travailliste pour sortir de l’impasse. Mme May plaide pour un report au 30 juin, comptant toujours pourvoir éviter de participer aux élections européennes prévues pour se dérouler du 23 au 26 mai. « Ce qui est important, c’est que toute extension nous permette de partir au moment où nous ratifions l’accord de retrait », a-t-elle précisé, mentionnant le 22 mai, la veille du scrutin européen, comme date limite.
Début 2020
L’UE, de son côté, s’interroge sur le meilleur moyen de mettre la pression sur les Britanniques pour qu’ils finissent par approuver l’accord de retrait, tout en évitant que cela ne conduise à un « no deal ».
La chancelière Angela Merkel apparaît comme étant à la tête d’un groupe de pays considérés comme plus « modérés » que la France, souhaitant offrir le plus de flexibilité possible à Londres. Elle s’est dite favorable à un report du Brexit au-delà du 30 juin, inquiète qu’un report trop court n’impose à l’UE de devoir s’occuper de « la même question toutes les deux semaines ». La veille, selon une source au sein de son parti, elle avait jugé « possible » un report « jusqu’à début 2020 ». Une rencontre entre la chancelière allemande et Emmanuel Macron a eu lieu en amont du sommet pour « accorder » les positions des deux poids lourds du Conseil européen.
Quoi qu’il en soit, les 27 attendent avant de se décider des clarifications de la part de Mme May sur deux points : l’état d’avancement de ses discussions avec l’opposition travailliste et une réponse claire à la question de savoir si le Royaume-Uni participera aux élections européennes.
Source : AFP


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine