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Économie - Automobile

Sous la menace de nouvelles poursuites, Carlos Ghosn convoque la presse

Carlos Ghosn prépare en ce moment sa défense pour un procès dont la date reste à fixer. Photo AFP

L’ancien PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn a annoncé hier, de façon impromptue, une conférence de presse via un compte Twitter créé à cette occasion, au moment où, selon les médias, il est menacé de nouvelles poursuites par le parquet. « Je me tiens prêt à dire la vérité à propos de ce qui se passe. Conférence de presse jeudi 11 avril », a-t-il écrit dans un court message.

Une porte-parole a plus tard confirmé l’authenticité de ce compte certifié (@CarlosGhosn), qui a gagné en quelques heures plus de 30 000 abonnés. Elle a précisé qu’il était « administré par ses avocats japonais, ainsi que le prévoient les conditions de sa libération conditionnelle » lui interdisant tout accès à internet.

« Nous ne faisons rien qui viole les conditions de sa libération », a assuré de son côté l’avocat de M. Ghosn, Me Junichiro Hironaka, interrogé dans la soirée par les journalistes à la sortie de son cabinet. Depuis qu’il a été relâché le 6 mars, moyennant le paiement d’une caution, après plus de 100 jours de détention pour des malversations financières présumées, le Franco-Libanais-Brésilien de 65 ans ne s’est pas exprimé devant la presse, impatiente d’entendre sa version des faits.

Actuellement assigné à résidence dans la capitale japonaise, M. Ghosn nie toute malversation. Lors d’un entretien accordé fin janvier à l’AFP dans la prison où il était détenu, il avait dénoncé « un complot » ourdi par Nissan pour faire échec à son projet d’intégration plus poussée du groupe avec Renault. L’ex-grand patron fait l’objet de trois inculpations, dont deux pour avoir omis de déclarer une grande partie de ses revenus, sur la période cumulée 2010-2018, dans des documents de Nissan remis aux autorités boursières. Il est également poursuivi pour abus de confiance. Selon le parquet, il a tenté de faire couvrir par Nissan « des pertes sur des investissements personnels » au moment de la crise financière d’octobre 2008.

La piste Oman

Les procureurs soupçonnent le magnat déchu de l’automobile d’avoir détourné à des fins personnelles, entre 2012 et 2018, de l’argent versé par le constructeur à un distributeur d’Oman, ont rapporté l’agence de presse Jiji et des journaux. L’enquête interne de Nissan a mis au jour qu’une somme de 35 millions de dollars issue de la « réserve du PDG » – un fonds initialement destiné à parer à des imprévus –

avait été versée à Suhail Bahwan Automobiles, qui vend les véhicules de Nissan dans ce pays du Golfe, a affirmé une personne proche du dossier. D’après cette source, un employé de cette société a alors transféré l’argent à une compagnie libanaise, Good Faith Investments (GFI), gérée par des associés de M. Ghosn. Une partie de cet argent lui serait indirectement revenu pour acheter un yacht et investir dans une société dirigée par son fils aux États-Unis.

Si le parquet décide d’engager une nouvelle procédure, il s’agira du quatrième chef d’accusation visant l’homme d’affaires. Le cas échéant, sera-t-il réarrêté pour être entendu par les procureurs ? « Le procureur pourrait retenir des charges supplémentaires contre M. Ghosn sans nécessairement demander une nouvelle mise en détention », a commenté un avocat du barreau de Tokyo, s’exprimant sous couvert d’anonymat.

Source : AFP


L’ancien PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn a annoncé hier, de façon impromptue, une conférence de presse via un compte Twitter créé à cette occasion, au moment où, selon les médias, il est menacé de nouvelles poursuites par le parquet. « Je me tiens prêt à dire la vérité à propos de ce qui se passe. Conférence de presse jeudi 11 avril », a-t-il écrit dans un court message.Une porte-parole a plus tard confirmé l’authenticité de ce compte certifié (@CarlosGhosn), qui a gagné en quelques heures plus de 30 000 abonnés. Elle a précisé qu’il était « administré par ses avocats japonais, ainsi que le prévoient les conditions de sa libération conditionnelle » lui interdisant tout accès à internet.« Nous ne faisons rien qui viole les conditions de sa libération », a...
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