Carlos Ghosn à son arrivée à son domicile, à Tokyo, le 8 mars 2019. Behrouz Mehri/AFP
« M. Ghosn a demandé à assister au conseil mais le tribunal ne lui en a pas accordé l’autorisation », a annoncé le tribunal de Tokyo dans un bref communiqué, sans donner de détails.
Dans un avis écrit transmis au parquet, Nissan s’est opposé à la présence de son ex-PDG, a expliqué à la presse le principal avocat du magnat déchu, Junichiro Hironaka. « Nous ne nous attendions pas à une opposition aussi forte », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il étudiait la possibilité de contester cette décision. Elle n’apparaît pas surprenante étant donné que M. Ghosn a interdiction de rencontrer les protagonistes de l’affaire, au premier rang desquels les responsables de Nissan, à l’origine de l’enquête qui a provoqué sa chute et entraîné son incarcération pendant plus de 100 jours.
Le dirigeant avait été révoqué en novembre de la présidence du constructeur, quelques jours après son arrestation le 19 novembre à Tokyo, à la sortie de son jet privé, mais il reste administrateur tant que l’assemblée générale des actionnaires n’a pas voté sa destitution. Elle se tiendra le 8 avril à cette fin, ainsi que pour désigner au siège d’administrateur laissé vacant le nouveau président de Renault, Jean-Dominique Senard.
Union affichée
Le conseil d’administration de Nissan, qui se réunit aujourd’hui après-midi au siège de Yokohama, dans la banlieue de Tokyo, doit se pencher sur l’avenir de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi. À son issue, l’ensemble des dirigeants des trois constructeurs s’exprimeront, affichant leur union après les tensions provoquées par l’arrestation de celui qui a bâti en deux décennies le premier partenariat automobile mondial.
M. Senard, déjà venu mi-février au Japon pour retisser les liens, sera accompagné du directeur général de Renault, Thierry Bolloré, ainsi que du patron exécutif de Nissan, Hiroto Saikawa, et du PDG de Mitsubishi Motors, Osamu Masuko.
Source : AFP

