Rechercher
Rechercher

Économie - Hydrocarbures

Le plus gros fonds souverain du monde se désengage de certaines compagnies pétrolières

Le plus gros fonds souverain au monde, celui de la Norvège, lui-même alimenté par des pétrodollars, va se désengager de certaines compagnies pétrolières pour réduire l’exposition de ce pays scandinave à l’or noir, une décision qui épargne toutefois les majors comme ExxonMobil et Total. Si cette proposition est dictée par des considérations financières et non pas environnementales, le désengagement, même partiel, d’un investisseur qui pèse plus de 1 000 milliards de dollars est aussi perçu comme un coup porté aux énergies fossiles polluantes. « Il s’agit de réduire et disséminer les risques » encourus face à un recul permanent du prix du pétrole, a expliqué hier la ministre des Finances, Siv Jensen, soulignant qu’il ne fallait pas y voir un signe de défiance concernant l’avenir de l’industrie pétrolière.

Le projet porte uniquement sur les compagnies spécialisées dans l’amont du secteur pétrolier, à savoir l’exploration et la production. Cela pourrait potentiellement toucher la compagnie américaine Chesapeake, la canadienne Encana, la chinoise CNOOC, la française Maurel et Prom ou encore la britannique Tullow. Le projet exclut en revanche les groupes présents en aval (distribution, raffinage, …) ou intégrés (actifs sur tous les segments), tels que les géants ExxonMobil, Shell, BP et Total.

La proposition du gouvernement porte sur 7,5 milliards de dollars d’actifs sur les quelque 37 milliards de dollars détenus par le fonds dans le secteur du pétrole et du gaz fin 2018.Le fonds souverain norvégien a accusé une perte équivalente 50 milliards de dollars en 2018, avant de se remettre à flot à travers un rachat massif d’actions.


Le plus gros fonds souverain au monde, celui de la Norvège, lui-même alimenté par des pétrodollars, va se désengager de certaines compagnies pétrolières pour réduire l’exposition de ce pays scandinave à l’or noir, une décision qui épargne toutefois les majors comme ExxonMobil et Total. Si cette proposition est dictée par des considérations financières et non pas environnementales, le désengagement, même partiel, d’un investisseur qui pèse plus de 1 000 milliards de dollars est aussi perçu comme un coup porté aux énergies fossiles polluantes. « Il s’agit de réduire et disséminer les risques » encourus face à un recul permanent du prix du pétrole, a expliqué hier la ministre des Finances, Siv Jensen, soulignant qu’il ne fallait pas y voir un signe de défiance concernant l’avenir de...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut