Eric Olsen a été directeur général adjoint de Lafarge à l’époque des faits, avant de devenir directeur général après la fusion avec Holcim. Photo Reuters
Eric Olsen n’est plus poursuivi pour « financement d’une entreprise terroriste » : l’ancien directeur général de LafargeHolcim a convaincu les juges d’instruction de lever sa mise en examen dans l’enquête sur les activités du cimentier en Syrie. « Cette décision lave mon honneur et va me permettre de reprendre le fil de ma carrière. Cette levée de mise en examen, en cours d’instruction, est une décision de justice particulièrement rare », s’est félicité M. Olsen, cité dans un communiqué. Cependant, il reste mis en examen pour « mise en danger de la vie d’autrui ».
Dans cette vaste enquête, le groupe français Lafarge, qui a fusionné en 2015 avec le suisse Holcim, est soupçonné d’avoir versé entre 2011 et 2015, via sa filiale LCS, près de 13 millions d’euros (soit 14,71 millions de dollars) à des factions armées en Syrie – dont le groupe État islamique (EI). Et ce, afin de continuer à faire tourner son usine de Jalabiya dans le nord du pays, malgré la guerre et au risque de mettre en péril la sécurité de ses employés syriens. Ces derniers étaient restés seuls au départ de la direction de l’usine, à l’été 2012. Huit anciens cadres ou dirigeants, dont l’ex-PDG de Lafarge Bruno Lafont, ont été mis en examen pour « financement d’une entreprise terroriste » et/ou « mise en danger de la vie » de salariés dans cette information judiciaire ouverte en juin 2017. Deux intermédiaires locaux au cœur de l’affaire, Amro Taleb et Firas Tlass, sont par ailleurs visés par un mandat d’arrêt.
Source : AFP


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