Les États membres de l’UE ont ajouté hier sept ministres syriens, dont celui de l’Intérieur, sur la liste noire des personnes sanctionnées par un gel de leurs avoirs et une interdiction de visa, et ce pour leur responsabilité dans la répression en Syrie. Ces ajouts font suite aux récents changements intervenus au sein du gouvernement dans ce pays en guerre, a précisé le Conseil de l’UE dans un communiqué. « Les décisions d’aujourd’hui portent à 277 le nombre des personnes visées par une interdiction de voyager et un gel des avoirs pour avoir été responsables de la répression violente contre la population civile en Syrie, avoir bénéficié du régime ou l’avoir soutenu », explique le communiqué.
Les sept ministres sanctionnés sont le général Mohammad Khaled al-Rahmoun, et les ministres du Tourisme Mohammad Rami Radwan Martini, de l’Éducation Imad Muwaffaq al-Azab, de l’Enseignement supérieur Bassam Bashir Ibrahim, des Travaux publics Suhail Mohammad Abdullatif, des Télécommunications Iyad Mohammad al-Khatib et de l’Industrie Mohammad Maen Zein al-Abidin Jazba.
Par ailleurs, les gouvernements européens ont refusé à l’unanimité vendredi la nouvelle « liste noire » des pays « à haut risque » dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Cette liste, qui prend en compte de nouvelles exigences de transparence, ajoutait 7 nouveaux États à la précédente. L’Arabie saoudite ainsi que quatre petits territoires américains, dont Guam et Porto Rico, y figuraient.


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