Les Cubains votaient hier sur leur nouvelle Constitution, qui réaffirme le socialisme comme doctrine « irrévocable » du pays face aux pressions de Washington contre La Havane et son plus proche allié, le Venezuela. « Nous votons pour notre Constitution (...), nous votons aussi pour le Venezuela, nous défendons le Venezuela, car au Venezuela se joue la dignité du continent », a lancé aux journalistes le président Miguel Diaz-Canel, après avoir voté.
Visant à adapter la Constitution de 1976 à l’ouverture économique de l’île, la réforme reconnaît le marché, la propriété privée et les investissements étrangers comme nécessaires pour relancer la croissance d’un pays miné par les pénuries. Mais elle a surtout été brandie ces dernières semaines par le gouvernement comme étendard du socialisme et preuve de solidarité avec le Venezuela de Nicolas Maduro, qui lui apporte pétrole et soutien économique. La nouvelle Constitution réaffirme le rôle unique du Parti communiste cubain (PCC) et insiste sur le caractère « irrévocable » du socialisme, en vigueur à Cuba depuis la révolution de 1959, et devenu l’ennemi juré de Donald Trump sur le continent américain.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine