Jamil Jabak effectue une tournée auprès des hôpitaux gouvernementaux. Photo ANI
Dans une volonté de « redresser la situation des hôpitaux gouvernementaux pour qu’ils puissent offrir les services de santé à l’ensemble des Libanais », le ministre de la Santé, Jamil Jabak, a sommé hier ces établissements de ne refuser aucun patient en situation d’urgence. M. Jabak s’est rendu hier à l’hôpital gouvernemental Nabih Berry, à Nabatiyé, dans le cadre d’une tournée qu’il effectue sur l’ensemble des hôpitaux publics « pour s’informer de leurs besoins et œuvrer à leur développement ».
En réponse à une question sur les enquêtes menées dans le cadre du scandale de l’hôpital psychiatrique al-Fanar, situé à Msayleh au Liban-Sud, où les patients étaient laissés dans des conditions inhumaines, le ministre de la Santé a assuré que le dossier de cet hôpital « est clos » et que « les patients qui s’y trouvaient ont été transférés dans d’autres établissements ». « Nous devons rencontrer le comité des propriétaires de l’hôpital et nous allons nous entendre avec une association privée pour le réhabiliter, a-t-il poursuivi. Dans six mois, les patients devraient y retourner. » En réponse à une autre question, M. Jabak a affirmé que le ministère « annulera le contrat de tout hôpital qui refuse les patients en situation d’urgence, même s’il s’agissait d’un hôpital gouvernemental ». « Le directeur de l’hôpital sera également sanctionné », a-t-il ajouté, appelant les patients à « signaler toute plainte sur le numéro vert du ministère (1214) qui reçoit les appels 24 heures sur 24 ».
De son côté, le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, a indiqué que cette visite s’inscrit dans le cadre « d’une stratégie développée par le ministère de la Santé visant le développement du secteur de la santé ». Et d’affirmer que « cette stratégie étudiée en plus de la coopération entre le ministère de la Santé, le Conseil des ministres et le Parlement mènera sûrement à un progrès qualitatif » du secteur. Quant à Yassine Jaber, député du bloc Berry, il a affirmé que la commission parlementaire des Finances œuvrera pour renforcer le budget du ministère de la Santé et revoir la grille des salaires des fonctionnaires dans les hôpitaux gouvernementaux.
Samedi, M. Jabak avait annoncé à partir de l’hôpital gouvernemental du docteur Abdel-Rassi à Halba, dans le Akkar, qu’il allait augmenter le budget de l’établissement pour qu’il atteigne les sept milliards de livres libanaises contre 4,5 milliards actuellement, comme il annulera sa limite financière. M. Jabak a rappelé qu’au Liban 1,8 million de personnes ne bénéficient d’aucune couverture médicale. Annonçant que son bureau est ouvert « à tout le monde, notamment aux directeurs des hôpitaux gouvernementaux », il a souligné que depuis qu’il est entré en fonction, la majorité des plaintes qu’il a reçues étaient du Liban-Nord, et plus précisément du Akkar.
Il reste à savoir si M. Jabak obtiendra gain de cause, alors que son prédécesseur, Ghassan Hasbani, n’a pas pu augmenter le budget du ministère, malgré tous les chiffres qu’il avait présentés dans ce cadre.
Les patients de l’hôpital psychiatrique Fanar de Msayleh rongés par les poux


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On dirait que ça ne plaît pas aux anglais que les malades se fassent bien soigner , et que les corrompus se fassent écarter. Javid vient de déclarer que les hezb total était proscrit en g.b. Ohhhhh le méchant jaloux qui bosse pour ses maîtres.
15 h 38, le 25 février 2019