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Berlin demande à Beyrouth l'extradition du chef des SR de l'armée de l'air syrienne, selon le Spiegel

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Jamil Hassan se ferait soigner au Liban, rapporte l'hebdomadaire allemand.

OLJ
18/02/2019

L'Allemagne a transmis aux autorités libanaises une demande d'extradition du chef des redoutables services de renseignement de l’armée de l’air syrienne, Jamil Hassan, qui se ferait soigner au Liban, a rapporté dimanche l'hebdomadaire allemand Der Spiegel. Soupçonné d’avoir été un des principaux maîtres d’œuvre de la répression syrienne, Jamil Hassan est visé par un mandat d’arrêt international allemand pour crimes contre l’humanité et également recherché par la justice française.

Selon l'hebdomadaire, qui cite des sources proches de l'enquête lancée par le parquet fédéral de Karlsruhe après des plaintes déposées par 24 ressortissants syriens rescapés des geôles du régime de Bachar el-Assad et réfugiés en Allemagne, Jamil Hassan se trouverait au Liban pour y suivre un traitement médical. Mais d'après Der Spiegel, "l'espoir que les autorités libanaises puissent réellement arrêter Jamil Hassan et le transférer en Allemagne est faible".


En juin dernier, la justice allemande avait lancé un mandat d'arrêt international contre M. Hassan sur la base d'informations fournies par "César", un photographe militaire syrien et sur plusieurs témoignages. Ce photographe devait, pour le compte du régime syrien prendre en photos les cadavres des détenus, parmi lesquels de nombreux civils et opposants. Il a fui son pays en 2013, emportant avec lui des milliers de photos désormais exploitées par la justice allemande.

En octobre dernier, la France avait également émis des mandats d'arrêt internationaux contre le chef du bureau de la sécurité nationale syrienne Ali Mamlouk, contre Jamil Hassan et un autre responsables des services de renseignement de l'armée de l'air. Les trois hommes sont accusés notamment de complicité de crimes contre l'humanité. Dans ce dossier, le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire en 2015, après la découverte de l'arrestation d'un père et de son fils, Mazen et Patrick Dabbagh, grâce à l'enquête "César". Ces deux Franco-Syriens ont été arrêtés par les services du régime syrien en novembre 2013 et sont depuis lors portés disparus. Leur acte de décès a été publié en août 2018 par le régime de Damas. À la suite d'une plainte de membres de leur famille, le parquet de Paris avait ouvert en octobre 2016 une information judiciaire pour disparitions forcées et tortures constitutives de crimes contre l'humanité et complicité de ces crimes.

Mardi dernier, le journal Le Monde avait rapporté que trois membres des services de renseignement du régime syrien, soupçonnés de crimes contre l’humanité, ont été interpellés en Allemagne et en France, dans le cadre d’une enquête conjointe des deux pays. "Un événement sans précédent depuis le début de la guerre en Syrie", selon le quotidien français. Deux des trois individus ont été arrêtés en Allemagne. Anwar R., 56 ans, est soupçonné d’avoir participé, en 2011 et 2012, à des séances de torture infligées à des prisonniers dans un centre de détention administré par les renseignements syriens, dont il dirigeait l’un des bureaux d’enquête, à Damas. Eyad A., 42 ans, aurait été responsable d’une unité spécialisée dans l’arrestation d’opposants politiques au régime Assad, et travaillait sous l’autorité d’Anwar R. Il est soupçonné d’avoir participé à deux meurtres, ainsi qu’à des tortures infligées à au moins 2 000 personnes, entre juillet 2011 et janvier 2012. L’homme arrêté en France, âgé d’une trentaine d’années, aurait lui aussi travaillé pour le bureau d’enquêtes dirigé par Anwar R, selon le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung.


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L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

PAS AU POUVOIR DU LIBAN MALHEUREUSEMENT.

ACQUIS À QUI

Si der spigel veut des criminels de guerre, qu'il demande à la France de livrer les responsables du chaos meurtrier, À LA CPI POUR CRIME CONTRE L'HUMANITÉ EN LYBIE.

ET LE FILS BUSH, On attend de le voir derrière les barreaux n'importe où dans le monde.

Homsy Christian

Voyons voir:

Option 1: Comme tout pays respectable, nous extradons vers les cours de justice une personne qui n'est pas un citoyen du Liban, sir foi d'un mandat d'arrêt international.
Option 2: cette personne repart derechef en Syrie sous la protection du Hezb et nous clamons haut et fort que nous aurions bien voulu mais que nous ne pouvions point
Option 3: Cette information est du fake news, les soins en Syrie étant de la meilleure qualité.
Je me réjouis de voir la réponse de notre gouvernement...

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