Congrès général Kataëb

Samy Gemayel assuré de la présidence des Kataëb, compétition fiévreuse pour le bureau politique

Vingt-neuf candidats, dont quatre femmes, prendront part à la bataille attendue dimanche.

Samy Gemayel. Photo d’archives

Le parti Kataëb inaugure ce vendredi son 31e congrès général au nouveau BIEL à Furn el-Chebbak. Pendant trois jours, le directoire du parti examinera en profondeur sa situation financière et administrative, notamment après les élections législatives de mai dernier. Quant à la conjoncture politique actuelle, elle sera au centre d’une allocution que prononcera le chef du parti, Samy Gemayel, lors de la séance inaugurale prévue vendredi.

Si le positionnement politique des Kataëb, perçus comme le fer de lance de l’opposition à la ligne politique actuelle, confère à l’intervention du député du Metn une certaine importance, les regards seront surtout braqués sur la troisième journée du congrès interpartisan. L’occasion pour 402 délégués (élus en janvier dernier par les chefs de section et département au sein du parti) d’élire le directoire de la formation ainsi que 16 membres de son bureau politique. Organe de décision Kataëb, cet organisme est composé de 16 membres élus par les délégués et six autres en faveur desquels votera le nouveau bureau politique. Un tableau sur lequel se greffent naturellement le chef du parti, deux vice-présidents, ainsi que les députés Kataëb, le secrétaire général et trois secrétaires généraux adjoints.

Sauf qu’une source bien informée confie dans ce cadre à L’Orient-Le Jour que seul Samy Gemayel s’est porté candidat à la présidence du parti pour un second mandat. Dans les mêmes milieux, on fait savoir que Joseph Abou Khalil et Salim Sayegh, actuels vice-présidents du parti, briguent un second mandat. Ainsi, le scrutin du dimanche devrait être consacré à l’élection de seize nouveaux membres du bureau politique. Vingt-neuf candidats, dont quatre femmes, prennent part à la compétition, sachant qu’un quota féminin est respecté au sein du part. À la faveur du règlement intérieur, au moins quatre femmes devraient faire partie du bureau politique.


(Lire aussi : Les Kataëb en pleine crise suite à la démission de trois de leurs membres)

La polémique Nadim Gemayel
Il n’en reste pas moins que c’est par son timing que le scrutin Kataëb du dimanche revêt une importance aussi bien politique que symbolique. Et pour cause : ces élections interviennent à l’heure où l’on estime dans certains milieux que les rapports entre Nadim Gemayel, député Kataëb de Beyrouth, et le directoire du parti sont particulièrement troublés. D’autant que depuis les législatives de mai dernier, de nombreuses « divergences » entre M. Gemayel et son parti ont été relevées, à la lumière notamment des résultats du scrutin de mai, ayant mené à la réduction du bloc parlementaire Kataëb de cinq à trois députés.

Contactée par L’Orient-Le Jour, une source opposante semble soucieuse d’assurer qu’aucun conflit personnel n’oppose Nadim Gemayel à son cousin, le chef des Kataëb. Mais il est intolérable qu’un parti aussi ancien que celui que Pierre Gemayel a fondé en 1936 ne puisse pas prendre activement part à la vie politique, qu’il fasse partie du camp loyaliste ou de celui de l’opposition, déplore-t-on.

Dans les mêmes milieux, on estime que cet état des lieux est le résultat de certains « faux choix » pour lesquels a opté le parti, tout en dénonçant « un congrès général sans aucune légitimité ». D’autant que les résultats des élections interpartisanes du dimanche sont déjà connus, notamment pour ce qui est de la présidence du parti. Les milieux précités ne manquent pas toutefois de se féliciter des batailles que les Kataëb ont menées en tant que fer de lance de l’opposition, notamment en matière d’impôts et de déchets, pour ne citer que ces deux exemples. Ces milieux appellent les Kataëb à présenter une vision politique claire, en harmonie avec les principes souverainistes qu’ils ont longtemps brandis et défendus, soulignant que Nadim Gemayel s’oppose surtout à la gestion des affaires et échéances du parti.

En face, les milieux proches de Samy Gemayel semblent déterminés à ne pas alimenter cette polémique. D’autant que « de bons rapports lient les deux hommes », comme le souligne à L’OLJ Nizar Najarian, secrétaire général des Kataëb. Selon lui, la polémique évoquée récemment dans les médias n’est autre qu’ « une divergence de points de vue entre Samy et Nadim Gemayel ». « Les questions se rapportant aux affaires internes du parti devraient être débattues en son sein, et non dans les médias », souligne-t-il, assurant que « la diversité des opinions est bénéfique au parti, et elle est acceptée par tout le monde ».

Par ailleurs, M. Najarian a souligné que le congrès général n’est qu’une procédure partisane normale qui se déroule tous les quatre ans. « L’occasion pour les Kataëb de procéder à une évaluation nécessaire de leurs choix politiques et situation financière », souligne-t-il, faisant valoir que « le seul changement réside dans le fait que le bureau politique a préféré tenir le congrès en février (au lieu de mai) dans le but d’accélérer le processus de modification de certains points du règlement intérieur ». M. Najarian répondait ainsi à tous ceux qui établissent un lien direct entre le congrès Kataëb et la conjoncture politique actuelle, dans le cadre de laquelle le parti maintient son positionnement d’opposant.


Pour mémoire
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Le parti Kataëb inaugure ce vendredi son 31e congrès général au nouveau BIEL à Furn el-Chebbak. Pendant trois jours, le directoire du parti examinera en profondeur sa situation financière et administrative, notamment après les élections législatives de mai dernier. Quant à la conjoncture politique actuelle, elle sera au centre d’une allocution que prononcera le chef du parti, Samy...

commentaires (4)

Effectivement il y a d’aillleurd plusieurs partie le premier les forces libanaises depuis 82 ... il y a eu efrem ensuite HKB (mais lui il c’est autoproclamer) ensuite .. tel ensuite Geagea !!

Bery tus

03 h 13, le 15 février 2019

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Commentaires (4)

  • Effectivement il y a d’aillleurd plusieurs partie le premier les forces libanaises depuis 82 ... il y a eu efrem ensuite HKB (mais lui il c’est autoproclamer) ensuite .. tel ensuite Geagea !!

    Bery tus

    03 h 13, le 15 février 2019

  • A bien y penser il n'y a qu'un seul parti au Liban où le chef est élu pour ses mérites seulement et pas de père en fils. Voulez-vous un indice. C'est facile pourtant, ya Allah! Lol

    Tina Chamoun

    16 h 29, le 14 février 2019

  • LES FORCES LIBANAISES ET LES KATAEBS DOIVENT S,UNIR ET NE FORMER QU,UN SEUL PARTI !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    15 h 47, le 14 février 2019

  • On comprend maintenant la FRUSTRATION de ce parti dans sa descente aux enfers . Si la rivalité familiale s'y mêle, il n'est plus que l'ombre de lui même.

    FRIK-A-FRAK

    13 h 40, le 14 février 2019