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Bassil : Sans le Hezbollah, Aoun n'aurait pas été président

Le parti chiite "doit reconnaître que sans le CPL, il n'aurait pas pu résister à Israël, au terrorisme ou encore aux tentatives de l'isoler", a martelé le ministre des Affaires étrangères, en commémoration du 13e anniversaire de la signature de l'entente de Mar Mikhaël.

Le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil. Photo d'archives AFP

Le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, a commémoré mardi la signature il y a treize ans de l'entente entre sa formation et le Hezbollah, affirmant que sans le parti chiite, le fondateur du CPL, Michel Aoun, n'aurait pas été président de la République.

"Sans le Hezbollah, le général Aoun n'aurait pas été président de la République, et le Hezbollah doit reconnaître que sans le CPL, il n'aurait pas pu résister à Israël, au terrorisme ou encore aux tentatives de l'isoler", a martelé Gebran Bassil, lors d'un débat organisé à l'église Mar Mikhaël où l'entente fut signée.

Le 6 février 2006, Michel Aoun, alors chef du CPL, et Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, avaient signé un mémorandum d'entente, instaurant une alliance entre les deux formations. Mais de nombreuses divergences sont apparues au fil du temps entre le CPL et le Hezbollah, notamment lors des dernières élections législatives de mai 2018.

"Le document d'entente a été signé car nous avions senti qu'il y avait des tentatives d'isoler une composante (politique) sur ordre étranger, et cela aurait mené à la discorde", a expliqué M. Bassil. "Cette entente a permis d'instaurer la paix interne et ne s'est faite aux dépens d'aucune formation et ne visait à isoler personne, elle a permis de mettre en place des ententes nationales", a-t-il ajouté.

En outre, le chef du CPL est revenu sur la polémique autour de la stèle en souvenir du retrait syrien en 2005 installée à Nahr el-Kalb, dans le Kesrouan.
"Aucun Libanais ne peut nous qualifier de traîtres lorsque nous évoquons la stèle de Nahr el-Kalb, car ceux qui ne respectent pas notre histoire ne peuvent pas nous comprendre", a affirmé M. Bassil.

Fin 2018, Gebran Bassil avait fait part de son intention de bâtir une stèle à Nahr el-Kalb commémorant le retrait des troupes syriennes du Liban en 2005, alors que le Hezbollah est un proche allié du régime syrien du président Bachar el-Assad. Cette question avait provoqué une vive polémique entre la formation aouniste et ses alliés prosyriens.
Les stèles de Nahr el-Kalb résument toute l’histoire du Liban en évoquant le déferlement successif des armées pharaoniques, assyro-babyloniennes, grecques, romaines, arabes, françaises et anglaises.



(Pour mémoire : Bassil réaffirme l'alliance avec le Hezbollah et s'en prend à nouveau à Amal)



Pas en "parfaite osmose"
Sur un autre plan, Gebran Bassil a abordé la question de la corruption. "Il y a encore des zones de corruption protégées au sein de l’État sous différents prétextes. Nous ne pouvons pas lutter contre la corruption tout en renforçant la présence de corrompus au sein de l’État", a prévenu Gebran Bassil, sans nommer les parties qu'il vise.

Pour sa part, le ministre d'Etat pour les Affaires parlementaires, Mahmoud Comati, affilié au Hezbollah, a vanté l'importance de l'entente de Mar Mikhaël. "Cette entente a mis en place une vision pour l’État, la Résistance et la stratégie de défense, ainsi que la lutte contre la corruption. Il s'agit d'un projet de dialogue entre tous les Libanais, et a constitué un premier pas vers un dialogue entre toutes les forces (politiques) libanaises", a-t-il estimé.

"L'entente ne veut pas dire que nous sommes en parfaite osmose ou d'accord sur tous les sujets. Mais cette entente montre que nous sommes d'accord sur les grandes questions stratégiques. (...) Les divergences ne changeront rien à notre attachement à cet accord (...)", a conclu le responsable du Hezbollah.

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Le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, a commémoré mardi la signature il y a treize ans de l'entente entre sa formation et le Hezbollah, affirmant que sans le parti chiite, le fondateur du CPL, Michel Aoun, n'aurait pas été président de la République."Sans le Hezbollah, le général Aoun n'aurait pas été président de la République, et le Hezbollah doit reconnaître que...

commentaires (8)

""En outre, le chef du CPL est revenu sur la polémique autour de la stèle en souvenir du retrait syrien en 2005 installée à Nahr el-Kalb, dans le Kesrouan"" Ce qui n’a pas échappé pas aux étudiants en Sciences po, de l’ambiguïté que chaque monument ou stèle comporte… Les récentes déclarations du ministre Bassil, à Paris après Bruxelles, donnent une idée de l’importance de notre diplomatie sur l’échiquier mondial, quand il formule : ""le plus gros obstacle qui se dresse sur le chemin d'une paix juste entre les Arabes et Israël est le parti-pris des États-Unis"" … Sans ironie aucune, on ne peut que lui accorder le crédit du réalisme en politique internationale. Je ne savais pas encore que les USA faisaient obstacle à une paix, quand un Etat de la région la réclame... ""Droit international"" (?) Lire : https://www.lorientlejour.com/article/1155910/bassil-a-sciences-po-les-etats-unis-negligent-leurs-obligations-envers-la-paix-mondiale.html

L'ARCHIPEL LIBANAIS

00 h 24, le 06 février 2019

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Commentaires (8)

  • ""En outre, le chef du CPL est revenu sur la polémique autour de la stèle en souvenir du retrait syrien en 2005 installée à Nahr el-Kalb, dans le Kesrouan"" Ce qui n’a pas échappé pas aux étudiants en Sciences po, de l’ambiguïté que chaque monument ou stèle comporte… Les récentes déclarations du ministre Bassil, à Paris après Bruxelles, donnent une idée de l’importance de notre diplomatie sur l’échiquier mondial, quand il formule : ""le plus gros obstacle qui se dresse sur le chemin d'une paix juste entre les Arabes et Israël est le parti-pris des États-Unis"" … Sans ironie aucune, on ne peut que lui accorder le crédit du réalisme en politique internationale. Je ne savais pas encore que les USA faisaient obstacle à une paix, quand un Etat de la région la réclame... ""Droit international"" (?) Lire : https://www.lorientlejour.com/article/1155910/bassil-a-sciences-po-les-etats-unis-negligent-leurs-obligations-envers-la-paix-mondiale.html

    L'ARCHIPEL LIBANAIS

    00 h 24, le 06 février 2019

  • J’adore quand il parle de lutte contre la corruption et de stèle commémorant le retrait des troupes syriennes alors qu’il est allié du Hezbollah. C’est un peu antinomique tout ça ...non ?

    L’azuréen

    23 h 40, le 05 février 2019

  • Quelle farce et elle est même pas drôle !

    TrucMuche

    22 h 56, le 05 février 2019

  • Je ne vois rien qui puisse apporter la moindre ombre à cet accord. Il n'y a pas matière à jubiler du côté des périphériques, à part une jalousie à cette entente encore jamais réalisée au Liban. Basée sur la franchise et la clarté des rapports de force en place, je vois cette entente se cimenter encore plus fort. En tout état de cause on s'entend avec son "contraire " pas avec son "analogue".

    FRIK-A-FRAK

    22 h 28, le 05 février 2019

  • CERTAINS, AU PLURIEL, CROIENT SE RIRE DES GENS QUAND EN FAIT ILS SE RIENT D,EUX-MEMES !!!

    L,AUTHENTIQUE LIBRE EXPRESSION

    21 h 33, le 05 février 2019

  • Une lapalissade dite par la mouche du coche ne transformera jamais Canossa en Austerlitz.

    Honneur et Patrie

    21 h 11, le 05 février 2019

  • Une stèle à Nahr el-Kalb commémorant le retrait des troupes syriennes du Liban en 2005 est tout à fait logique du moins pour l'Histoire.

    Antoine Sabbagha

    20 h 47, le 05 février 2019

  • Cet accord, colonne vertébrale de la paix, de l'unité et surtout de la souveraineté du Liban depuis 13 ans. Le partie souverainiste anti-syrien par excellence et le parti souverainiste anti-israelien par excellence, le plus grand mouvement populiste chrétien et le plus grand mouvement populiste islamique ensemble - quoi de plus beau !

    Jean abou Fayez

    20 h 36, le 05 février 2019

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