L’Union des syndicats des transporteurs terrestres a annoncé hier sa décision de reporter au 14 février le sit-in qui était prévu aujourd’hui devant les quatre centres d’inspection mécanique du pays (Hadeth, Saïda, Zahlé et Zghorta) afin de protester contre l’absence de réformes dans le secteur des transports, a rapporté l’Agence nationale d’information.
Cette décision a été prise par l’union à l’issue d’une réunion exceptionnelle au siège de la Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL) à Beyrouth, alors que des négociations sont en cours avec le ministère de l’Intérieur concernant les propositions de l’organisme.
En plus du sit-in, les transporteurs avaient également menacé la semaine dernière de bloquer la route de l’Aéroport international de Beyrouth (AIB) « durant la première moitié de mars » si les autorités ignoraient leurs revendications.
Mobilisés depuis l’été, les syndicats avaient suspendu leur mouvement de grève suite à la promesse du président Michel Aoun de faire avancer l’examen de l’accord conclu avec ces derniers en décembre 2016, prévoyant l’évaluation d’un « plan national de gestion des transports publics » par le ministère des Travaux publics et des Transports. Toutefois, l’absence de gouvernement, attendu depuis les élections législatives de mai dernier, empêche sa mise en œuvre, provoquant la colère des transporteurs routiers, qui ont déjà organisé une grève générale le 10 janvier.


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