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Macron réaffirme l'engagement des soldats français en Syrie

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La France restera "militairement engagée au Levant au sein de la coalition internationale au cours de l'année qui vient", car "toute précipitation à se retirer serait une erreur", déclare le président français.

OLJ/AFP
17/01/2019

Le président français Emmanuel Macron a réaffirmé jeudi, en présentant ses vœux aux armées, l'importance pour la France de rester militairement engagée en Syrie, malgré le retrait annoncé des Etats-Unis de ce pays.

Au Levant, "le combat n'est pas terminé", a martelé le chef de l'Etat devant 1.600 militaires et civils rassemblés sur la base de l'armée de Terre de Toulouse-Francazal (sud-ouest). "Le retrait annoncé de Syrie de notre allié américain ne doit pas nous faire dévier de notre objectif stratégique: éradiquer Daech (groupe Etat islamique, NDLR) en privant cette organisation terroriste de toute empreinte territoriale et en empêchant sa résurgence". La France restera donc "militairement engagée au Levant au sein de la coalition internationale au cours de l'année qui vient", car "toute précipitation à se retirer serait une erreur", selon lui.

Le président américain Donald Trump a pris de court ses alliés mi-décembre en affirmant que la coalition internationale emmenée par les Etats-Unis avait "vaincu" l'EI, et en ordonnant le retrait immédiat des 2.000 soldats américains déployés en Syrie. Mais au fil des semaines, le calendrier de ce retrait est devenu de plus en plus flou et l'administration Trump a posé des conditions à son achèvement, notamment la défense des alliés de Washington et une défaite durable de l'Etat islamique. Il paraît très difficile d'éradiquer pour de bon l'organisation ultra-radicale sans le concours des Etats-Unis, auteurs à eux seuls de près de 90% des frappes contre l'EI, admet le gouvernement français.



(Lire aussi : Un attentat de l'EI à Manbij fournit des arguments aux critiques de Trump)


"Nous ne faiblirons pas"
La France, frappée depuis 2015 par plusieurs attentats revendiqués par l'EI, mobilise 1.200 militaires au profit de la coalition contre cette organisation, via des opérations aériennes, des forces spéciales en Syrie, de l'artillerie et des sessions de formation de l'armée irakienne.

"Il faut qu'on ait une capacité de réaction en cas d'attentat ou de tentative de déstabilisation", souligne-t-on de source diplomatique française. Avant un retrait, "il faudra être à peu près sûr que l'état-major , la tête de Daech, a été décimés. Cela se compte en mois. La lutte contre Daech clandestin, cela se compte en années", estime cette source.


(Lire aussi : Syrie-Turquie : les développements autour d'une zone tampon ou de sécurité)


Emmanuel Macron a également insisté sur la nécessité d'un "engagement dans la durée" des forces françaises engagées au Sahel. Car, a-t-il souligné, "il faudra du temps pour rétablir la paix" dans cette immense zone désertique où "la gangrène islamiste" "s'insinue partout où sévissent la misère et le manque d'éducation". "Nous ne faiblirons pas car il s'agit de l'avenir de l'Afrique et donc de notre propre avenir", selon lui. "Les résultats sont là: de nombreux chefs et membres des différents groupes terroristes ont été mis hors de combat, leurs approvisionnements et flux logistiques ont été rompus, nous les avons bousculés dans les zones où ils se croyaient libres d'aller comme ils le voulaient", a estimé le président.

L'opération Barkhane, menée par la France au Sahel depuis 2014, est forte actuellement de 4.500 militaires, qui mènent des opérations en soutien aux forces des cinq pays de la région (Mauritanie, Niger, Mali, Burkina Faso, Tchad) et de la Minusma, la force de l'ONU.

Avant son discours, Emmanuel Macron a rencontré, avec la ministre des Armées Florence Parly et de sa secrétaire d'État, Geneviève Darrieussecq, des soldats de la 11e brigade parachutiste, composée de 10.000 parachutistes répartis en dix garnisons dans le Sud-Ouest et en Corse. Capables d'être mobilisés dans l'urgence, la moitié de ces soldats ont été déployés en 2018 en opérations extérieures.


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Le Faucon Pèlerin

Je suis heureux d'apprendre que l'Armée française reste encore longtemps au Levant. C'est le rôle traditionnel de la France, défendre la liberté et l'aide aux peuples opprimés.

AIGLEPERçANT

C'EST MIGNON TOUT PLEIN !§ MACRON , HAHAHAHA ....

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