Le nouveau ministre brésilien des Affaires étrangères, Ernesto Araujo, a déclaré avoir l’intention de lutter pour « inverser la mondialisation » et pour « libérer la politique étrangère » du Brésil. Le chef de la diplomatie du nouveau président d’extrême droite Jair Bolsonaro a exposé sa vision lors de son premier discours après son entrée en fonctions, prononcé devant plusieurs centaines de personnes au palais d’Itamaraty, siège du ministère des Affaires étrangères à Brasilia. « Nous allons lutter pour inverser la mondialisation et la repousser vers son point de départ », a déclaré M. Araujo. « Pendant longtemps, a-t-il poursuivi, le Brésil disait ce qu’il croyait devoir dire, nous voulions être le bon élève de la mondialisation et nous croyions que c’était tout. Nous étions un pays inférieur. » Le nouveau ministre a dit clairement que le gouvernement Bolsonaro serait caractérisé par une rupture par rapport à la diplomatie traditionnelle de la principale puissance d’Amérique latine, qui s’efforçait jusqu’à présent de se tenir à égale distance des grandes puissances mondiales et de favoriser la coopération Sud-Sud avec les gouvernements de gauche latino-américains. M. Araujo a cité les gouvernements qu’il admire, qui font presque tous partie de la vague antimondialisation et conservatrice qui parcourt le monde : les États-Unis de Donald Trump, Israël, l’Italie, la Hongrie, la Pologne…
Moyen Orient et Monde
Brésil : le nouveau chef de la diplomatie veut « inverser la mondialisation »
OLJ / le 04 janvier 2019 à 00h00


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