Le président américain prenant des photos avec des militaires basés en Irak, hier. Saul Loeb/AFP
Donald Trump et son épouse Melania se sont rendus hier en Irak à la rencontre des troupes américaines, première visite du président américain en zone de conflit depuis son élection il y a deux ans. M. Trump et la Première dame des États-Unis « se sont envolés pour l’Irak tard le soir de Noël pour rendre visite à nos troupes et à nos commandants militaires afin de les remercier pour leur engagement, leur succès et leur sacrifice, et pour leur souhaiter Joyeux Noël », a écrit la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders, dans un tweet accompagné d’une photo montrant le couple en compagnie de jeunes militaires en uniforme.
Le président a atterri à 19h16 heure locale sur la base aérienne d’el-Assad, dans la province d’al-Anbar, où il s’est entretenu avec des soldats et des commandants militaires. Un petit groupe de conseillers, d’agents du Secret Service et un pool de journalistes accompagnent le président. La halte en Irak ne devrait durer qu’environ trois heures.
Donald Trump s’est attiré des critiques de la part de certains au sein de l’armée américaine pour ne s’être pas rendu auprès des troupes dans les zones de conflit depuis son entrée en fonctions en janvier 2017. En outre, le président américain cherche à redorer son blason après des jours troublés par sa décision de retirer la totalité des troupes américaines présentes sur le territoire syrien, ainsi que la moitié des 14 000 hommes en Afghanistan. Cette décision a conduit le secrétaire à la Défense, James Mattis, à démissionner en signe de protestation.
Pas de retrait prévu d’Irak
Sur la base d’el-Assad, Donald Trump a défendu sa décision de retrait de Syrie. « Je crois que beaucoup de gens vont adopter ma façon de penser, a-t-il dit. Il est temps que nous commencions à nous servir de notre tête. » « Nous voulons la paix et la meilleure manière d’avoir la paix, c’est par la force », a dit M. Trump aux militaires, à la fin de sa visite. « Notre présence en Syrie n’était pas éternelle et il n’a jamais été prévu qu’elle reste permanente », a-t-il ajouté.
L’armée américaine dispose de 5 200 hommes en Irak, qui se concentrent sur des missions d’entraînement et de conseil auprès des soldats irakiens, dans le but de s’assurer que l’organisation État islamique ne regagne pas du terrain. Les États-Unis, a ajouté Donald Trump sur la base aérienne, n’ont pas l’intention de se retirer de ce pays. « De fait, nous pourrons l’utiliser (l’Irak) comme base si nous voulons accomplir quelque chose en Syrie », a-t-il dit.
Les pays de la région vont devoir prendre en charge le fardeau assumé par les États-Unis, même s’ils ne comptent pas se retirer d’Irak, a-t-il estimé. « Il va falloir que ces gens-là commencent à assumer beaucoup de tâches et il va falloir aussi qu’ils paient, parce que les États-Unis ne peuvent pas continuer à être le gendarme du monde », a dit Donald Trump aux journalistes.
Source : agences


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