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Économie - Énergie

Le Qatar veut investir 20 milliards de dollars aux États-Unis sur cinq ans

Le ministre qatari de l’Énergie, Saad al-Kaabi, en juillet 2017. Karim Jaafar/AFP

Le Qatar, premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL), prévoit d’investir plus de 20 milliards de dollars dans le secteur énergétique américain au cours des cinq prochaines années, a déclaré hier le ministre qatari de l’Énergie. Isolé par un embargo imposé par ses voisins du Golfe, avec à leur tête l’Arabie saoudite, l’émirat gazier cherche à investir aux États-Unis dans les secteurs pétrolier et gazier, et dans des ressources non conventionnelles, a indiqué le ministre Saad al-Kaabi, lors d’une conférence à Doha (Doha Forum). « Un peu plus de 20 milliards de dollars seront investis ces cinq prochaines années aux États-Unis », a affirmé M. Kaabi, également PDG de Qatar Petroleum.L’objectif principal du Qatar est de relancer le terminal de gaz naturel liquéfié de Golden Pass, au Texas, d’une valeur de plusieurs milliards USD, selon M. Kaabi. « Nous envisageons de développer le projet avec (des) partenaires », a encore dit le ministre qatari, ajoutant que la décision finale sur ce dossier sera prise prochainement.

Qatar Petroleum possède 70 % du projet, les compagnies américaines ExxonMobil et ConocoPhillips se partageant le reste. M. Kaabi a également souligné hier que la production de GNL du Qatar augmenterait de 16 millions de tonnes par an jusqu’à atteindre 110 millions de tonnes par an d’ici à cinq ans.

Sur l’Amérique du Nord, Qatar Petroleum a par ailleurs signé lundi dernier un accord avec le groupe énergétique italien Eni pour acquérir 35 % de parts dans trois gisements pétroliers offshore au Mexique. C’est le deuxième investissement le plus important de l’émirat dans ce pays cette année.

L’accord prévoit de faire augmenter la production des trois champs à 90 000 barils de brut par jour d’ici à 2021. Le Qatar a annoncé début décembre qu’il quitterait l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEPp), dominée par l’Arabie saoudite, en janvier, arguant qu’il ne s’agissait pas d’une décision « politique ».

Riyad, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar en juin 2017 en l’accusant de ne pas prendre assez de distance avec l’Iran chiite et de soutenir des groupes islamistes radicaux, dont les Frères musulmans. Le Qatar nie soutenir des groupes extrémistes, accusant en retour ses voisins de vouloir provoquer un changement de régime à Doha.

Source : AFP

Le Qatar, premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL), prévoit d’investir plus de 20 milliards de dollars dans le secteur énergétique américain au cours des cinq prochaines années, a déclaré hier le ministre qatari de l’Énergie. Isolé par un embargo imposé par ses voisins du Golfe, avec à leur tête l’Arabie saoudite, l’émirat gazier cherche à investir aux États-Unis dans les secteurs pétrolier et gazier, et dans des ressources non conventionnelles, a indiqué le ministre Saad al-Kaabi, lors d’une conférence à Doha (Doha Forum). « Un peu plus de 20 milliards de dollars seront investis ces cinq prochaines années aux États-Unis », a affirmé M. Kaabi, également PDG de Qatar Petroleum.L’objectif principal du Qatar est de relancer le terminal de gaz naturel liquéfié de Golden...
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Se lier économiquement aux Etats-Unis est une chose sensée quand les adversaires régionaux vous veulent autant de mal. Le Qatar a passé l'étape la plus dure, car l'Arabie saoudite est tombée de l'arbre à cause d'un meurtre aussi barbare qu'amateur. Le vent du changement se lève à Washington et Trump devra finir par lâcher Ryad. A ce moment là, le Qatar sera en pôle position pour être le premier partenaire des USA dans la région.

Charles Robert

01 h 00, le 18 décembre 2018

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  • Se lier économiquement aux Etats-Unis est une chose sensée quand les adversaires régionaux vous veulent autant de mal. Le Qatar a passé l'étape la plus dure, car l'Arabie saoudite est tombée de l'arbre à cause d'un meurtre aussi barbare qu'amateur. Le vent du changement se lève à Washington et Trump devra finir par lâcher Ryad. A ce moment là, le Qatar sera en pôle position pour être le premier partenaire des USA dans la région.

    Charles Robert

    01 h 00, le 18 décembre 2018

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