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L’Université américaine d’Arménie tente d’attirer des boursiers

BOURSE

Le président de l’American University of Armenia (AUA), Armen Der Kiureghian, s’est rendu au Liban pour faire la promotion d’une bourse d’études pouvant aller jusqu’à 100 % des frais de scolarité et de logement accordée aux Libanais et aux ressortissants de sept autres pays.

15/12/2018

C’est une aubaine pour les Libanais d’origine arménienne. Mais aussi pour tout Libanais curieux de découvrir une culture qui est depuis plus de 100 ans présente au sein du Liban : le pays du Cèdre accueille en effet la huitième diaspora arménienne dans le monde, avec entre 120 000 et 150 000 d’origine arménienne. C’est l’une des raisons pour lesquelles l’American University of Armenia, basée à Erevan, a mis en place une bourse d’études appelée « Aurora Gratitude Scholarship », dont peuvent profiter des étudiants libanais, égyptiens, géorgiens, iraniens, irakiens, jordaniens, russes et syriens, et pouvant aller jusqu’au paiement intégral des frais de scolarité, de voyage et de logement. « Suite au génocide, les Arméniens ont été hébergés par ces pays arabes et caucasiens, et c’est en remerciement à ces marques d’hospitalité que la bourse est accordée à leurs ressortissants. D’où l’appellation : gratitude », explique le Dr Armen Der Kiureghian, président de cette université. Quant à Aurora, c’est le nom d’une survivante du génocide arménien (1915-1917) réfugiée aux États-Unis, devenue le symbole des victimes des exactions subies par ce peuple.

Les avantages arméniens

Aujourd’hui que l’Arménie connaît une relative prospérité, nombre d’Arméniens sont revenus s’installer sur la terre de leurs ancêtres, comme le rappelle le président de l’AUA : « Il y a eu une hausse incroyable ces dernières années. On a vu beaucoup d’Arméniens qui vivaient à l’étranger revenir s’installer en Arménie. » Et l’AUA s’inscrit dans cette dynamique, en quête par ailleurs d’un élargissement culturel : « L’Arménie est un pays très homogène, 98 % des citoyens sont arméniens. Avoir parmi nous des personnes de tous les horizons, et tout particulièrement des Arméniens libanais, sera un véritable enrichissement sur tous les points de vue, car ces étudiants apportent avec eux la culture libanaise. »

Mais pourquoi un Libanais arménien irait-il étudier sur la terre de Noé, alors que le Liban regorge d’universités de qualité ? Armen Der Kiureghian argumente : « D’abord, parce que l’AUA est une bonne université, tout autant que la LAU ou l’AUB. C’est aussi une expérience de vie très forte que d’aller étudier dans un autre pays. De plus, l’Arménie est un pays très paisible. Vous y trouverez des femmes seules marchant tranquillement dans la rue après minuit. Aussi, sur le plan culturel, il y a beaucoup de richesses : cuisine, art, musique, théâtre, opéra, issus de l’héritage soviétique. »

Ajoutons à cela le coût de la vie (transport, restauration, logement, etc.) qui est bien moins chère en Arménie que dans de nombreux pays, et particulièrement par rapport au Liban, où la vie est deux à trois fois plus onéreuse. Et puis, il y a la proximité, « c’est à une heure quarante minutes de vol seulement! » et la manière de vivre en société qui ne serait pas si dépaysante. « Je crois que les Libanais se sentiront à l’aise : c’est un pays où les gens sortent le soir, remplissent les rues et vivent. C’est une vie très vibrante et Erevan est une très belle ville, vraiment agréable », insiste le président de l’université.

À propos de l’American University of Armenia

Accréditée par la Western Association of Schools and Colleges (WASC), l’AUA est en relation très étroite avec l’Université de Californie, à laquelle elle est affiliée. Cette relation favorise largement les liens entre les étudiants en Arménie et les États-Unis : de 1983 à 1991, le gouverneur de Californie, George Deukmejian, était arménien et fut très généreux avec l’Université de Californie, qui elle-même a été l’une des instances créatrices de l’AUA en 1991. L’AUA, c’est neuf programmes d’études allant du droit à l’économie, en passant par la santé publique et les sciences politiques, ingénierie, commerce… pour un petit prix : sans bourse, une année pour les étudiants internationaux revient à une somme oscillant entre 7 500 et 8 300 dollars par an.

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