La police arrêtant, devant le lycée Saint-Exupéry à Mantes-la-Jolie, à l’ouest de Paris, des lycéens, le 6 décembre. Céline Agniel/AFP
La mobilisation lycéenne dans la foulée des gilets jaunes s’est poursuivie hier notamment avec une manifestation à Paris, au lendemain d’interpellations de masse à Mantes-la-Jolie que le gouvernement a justifiées par « un climat de violence exceptionnelle ».
L’ensemble des partis de gauche ont dénoncé une « humiliation après la diffusion d’une vidéo, filmée au plus près des forces de l’ordre, montrant l’arrestation jeudi de dizaines de personnes, genoux au sol et les mains sur la tête, près d’un lycée de Mantes-la-Jolie. Au total, 151 jeunes avaient été arrêtés dans cette commune des Yvelines. En milieu d’après-midi hier, l’ensemble des gardes à vue avaient été levées et certains d’entre eux ont été présentés à la justice, a indiqué le parquet de Versailles. Les images « sont dures (...) mais je crois qu’il faut les replacer dans un contexte », a répondu le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, justifiant ces interpellations par de « véritables violences urbaines » dans cette commune des Yvelines.
Le ministre a notamment pointé du doigt la présence aux côtés des lycéens d’une centaine d’individus « encagoulés et armés de bâtons » qui ont notamment jeté des dizaines de bouteilles de gaz « robinet ouvert sur des barricades enflammées » juste avant les interpellations. Plus tôt dans la journée, le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, a reconnu sur France Inter avoir été « choqué » par les images de l’interpellation, mais a lui aussi invoqué « un climat de violence exceptionnelle ». Une enquête sera menée sur les interpellations et sur l’origine de la vidéo, a ajouté M. Castaner, assurant que les conclusions seront rendues publiques et s’engageant à ce que « toute la transparence soit faite ».


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