Le président français Emmanuel Macron était hier au Maroc pour inaugurer avec le roi Mohammad VI la ligne à grande vitesse Tanger- Casablanca, présentée comme « la plus rapide d’Afrique » et un symbole de la « profondeur » du partenariat entre Paris et Rabat. Considérée comme une vitrine de la modernisation du royaume et du savoir-faire des entreprises françaises, la ligne Tanger-Casablanca, d’une longueur totale de 350 km, reliera les deux régions les plus dynamiques du royaume en 2h10 au lieu de 4h45 actuellement.
« Projet phare de la relation bilatérale », la LGV est vue par les Français comme une vitrine pour tenter d’obtenir d’autres contrats en Afrique, qui offre de « nombreuses opportunités » dans le secteur ferroviaire. Le Maroc, lui, s’emploie à se positionner comme un « hub africain » pour les investisseurs étrangers.
Emmanuel Macron était accompagné des patrons des entreprises françaises ayant participé au projet : Alstom (fourniture des rames), le consortium Ansaldo-Ineo (signalisation et télécoms), Cegelec (sous-stations électriques) et le consortium Colas Rail-Egis Rail (voies et caténaires). La Société nationale des chemins de fer français assure l’assistance à maîtrise d’ouvrage auprès de l’Office national des chemins de fer marocains. Le coût de la LGV, financé à 50 % par la France via différents prêts, s’élève à environ 23 milliards de dirhams (2,2 milliards de dollars).


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