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La Dernière

Au centre-ville, la septuagénaire Noura se refait une jeunesse

Entretien-express

Julien Khabbaz raconte le nouvel univers de la maison qui fête aujourdhui ses 70 ans.


15/11/2018

En 2017, les frères Julien et Pierre Khabbaz ont racheté la prestigieuse maison Noura avec d’autres investisseurs libanais. La maison de pâtisserie et chocolaterie libanaise, qui avait originellement pris ses quartiers à Achrafieh, inaugure à l’occasion de son anniversaire un nouveau magasin dans le centre-ville de Beyrouth.


Vous avez déclaré dans une interview que les 70 ans de cette entreprise familiale étaient une occasion pour lancer une nouvelle identité de la marque. Pourriez-vous expliciter ces propos ?

C’est une marque de très haute qualité avec 70 ans de chocolaterie et pâtisserie derrière elle. Pour célébrer cet anniversaire, on a décidé d’accomplir quelques changements. Tout d’abord, dans notre nouvelle boutique au centre-ville, on a créé un nouvel univers “Noura” avec un design différent et qui va être décliné dans toutes les boutiques futures.

On a également tout changé en ce qui concerne la décoration d’intérieur : le bois, le cuivre, le frigidaire, la manière de présenter nos produits. On a modernisé, relevé le niveau de la boutique elle-même. Enfin, on a revisité l’identité de la marque en modernisant le logo, le design de nos boîtes de chocolats et de gâteaux.


Concernant le patrimoine culinaire, allez-vous reprendre le flambeau de l’ancienne direction ou présenter des nouveautés ?

Noura est une marque très traditionnelle et classique, synonyme de grande qualité. L’idée a été d’introduire quelques produits modernes, de nouvelles créations, que ça soit en termes de pâtisseries, de produits salés ou de chocolats. On a regroupé toutes ces nouveautés dans notre nouvelle boutique au centre-ville et on profite de ces 70 ans pour montrer la nouvelle image de Noura qui va, j’espère, prospérer durant les prochaines années à venir.

On essaye réellement, tout en nous renouvelant, de garder les piliers de la marque : obsédés de qualité, on garde un œil intransigeant sur les ingrédients. Le respect des traditions et du travail artisanal est également très important.

Chaque pièce de chocolat, chaque pâtisserie est travaillée chaque jour à la main. Tout est artisanal, ce sont des recettes et des traditions que l’on conserve d’une génération à l’autre, que l’on cherche à préserver et à faire perpétuer.


Quel est l’avenir de Noura ?

L’avenir se trouve dans le renouvellement de la marque, que l’on cherche à préparer au développement avec cette nouvelle identité. Dans les deux années à venir, on va restaurer nos deux boutiques existantes à Achrafieh pour qu’elles aient le même look que la boutique que l’on vient d’ouvrir au centre-ville. Puis, en 2019, on va ouvrir deux nouveaux magasins à Beyrouth et explorer d’autres emplacements potentiels. À terme, le projet des cinq prochaines années est de se développer en dehors du Liban en s’implantant dans des pays de la région.


Pour mémoire

Julien et Pierre Khabbaz ouvrent Noura au centre-ville

Noura racheté par un groupe d’investisseurs libanais

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Cherif Bedran

Monsieur Cha’araoui, grand avocat, fondateur et fin gourmet-pâtissier - Monsieur Ghraoui est originaire de Damas, créateur de superbes confiseries, dont les confits de noix vertes, sis Bab-Edriss et Damas ou vice-versa.

Le Faucon Pèlerin

La pâtisserie "Noura", il y a 70 ans, était à l'angle de la rue Monnot et de la rue qui descendait vers la Place Dabbas. On y venait par le tramway Manara-Furn ech-Chebbak de l'avenue Georges-Picot pour y manger un éclair au chocolat avec le sourire de Monsieur Ghraoui.
"Noura" était le prénom de sa fille.

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