Le conseil municipal de Téhéran a élu hier un technocrate relativement peu connu, Pirouz Hanatchi, au poste de maire de la capitale iranienne, selon les résultats du vote annoncés sur la télévision d’État. M. Hanatchi est le troisième maire élu pour présider aux destinées de la ville, qui compte plus de 8,5 millions d’habitants, depuis que les réformateurs ont mis fin, lors des municipales de 2017, à 14 ans de domination des conservateurs sur la municipalité. Les réformateurs élus au conseil municipal ont promis une gestion honnête et transparente des affaires de la capitale après des années marquées par des allégations de corruption et détournements de fonds contre leurs prédécesseurs. Mais ils se heurtent depuis leur victoire à des difficultés pour maintenir le maire de leur choix à son poste. Le premier maire élu après leur arrivée aux affaires, Mohammad Ali Najafi, a démissionné début avril, officiellement pour des raisons de santé. Ses partisans ont affirmé, eux, qu’il avait été soumis à des pressions de l’autorité judiciaire. Son successeur, Mohammad-Ali Afchani, doit à son tour abandonner son poste en vertu d’une nouvelle loi interdisant un grand nombre de postes du secteur public aux bénéficiaires d’une allocation de retraite.
Moyen Orient et Monde - Iran
Un nouveau maire pour Téhéran, le troisième en 18 mois
OLJ / le 14 novembre 2018 à 00h00


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