L’Autriche ne souhaite pas abriter, comme cela lui a été proposé, la Bourse d’échanges que l’Union Européenne veut créer pour aider l’Iran à contourner les sanctions américaines, a annoncé hier le ministère des Affaires étrangères, évoquant des doutes quant à la viabilité du dispositif.
Désireux de sauver l’accord nucléaire de 2015 malgré le retrait des États-Unis, les Européens cherchent à mettre en place un « véhicule spécial », le Special Purpose Vehicle (SPV), pour permettre à Téhéran de continuer à vendre du pétrole malgré les sanctions rétablies par Washington début novembre. L’Autriche pointe cependant le « grand nombre de questions techniques » qui menacent selon elle « l’efficacité de cette construction ». Présenté en septembre par la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini, le SPV doit théoriquement servir d’intermédiaire pour permettre aux entreprises européennes de commercer avec l’Iran sans s’exposer aux sanctions américaines.


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