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Campus

Un stage chez BMW à Munich pour des étudiants libanais

FORMATION PRATIQUE

Des étudiants en génie mécatronique et informatique de l’Université libano-américaine (LAU) se plongent dans la réalité de l’industrie automobile à l’usine BMW en Allemagne.

10/11/2018

Tony Najjar, Julie-Ann Rammouz, Marc Mansour, Jad Saba et Mathieu Lutfallah sont actuellement en stage au siège de l’entreprise BMW à Munich. « BMW est l’un des constructeurs automobiles les plus prestigieux au monde ; nous n’avons donc pas hésité à postuler pour le stage qui nous apportera certainement une expérience incomparable », confient-ils, enthousiastes. Ces cinq étudiants en génie mécatronique et informatique à l’Université libano-américaine (LAU), âgés de 20 à 22 ans, se sont envolés pour Munich, en Allemagne, l’été passé, afin d’effectuer un stage qui s’étendra jusqu’en décembre prochain.

« Nous avons lancé la collaboration entre LAU et BMW au printemps 2018. Nous avons alors reçu à l’université des représentants de l’entreprise allemande afin de signer un protocole d’accord ouvrant à nos étudiants en génie la possibilité d’effectuer des stages au siège de BMW », explique le Dr Joe Tekli, doyen adjoint de la faculté de génie à la LAU. De nombreux étudiants présentent alors leur candidature afin de bénéficier d’une expérience pratique dans la fameuse entreprise allemande. Suite à une sélection basée sur le CV du candidat, son parcours académique et une lettre de motivation, huit étudiants sont acceptés, dont cinq ont déjà commencé leur stage.

Un travail dur qui en vaut la peine

À Munich, les journées des jeunes stagiaires commencent à 8h et se terminent à 17h. Les étudiants libanais participent aux réunions matinales quotidiennes, puis travaillent sur les tâches qui leur sont assignées avant de profiter d’une pause déjeuner qui leur permet de souffler un peu. Bien qu’une journée typique au siège de BMW se passe plus ou moins de la même manière pour les cinq étudiants, leurs responsabilités diffèrent. Tony Najjar travaille sur une main robotique qui aurait pour rôle d’empiler des boîtes. Julie-Ann Rammouz, Jad Saba et Marc Mansour participent au travail « en coulisse » qui consiste à mener des recherches et développer des méthodes permettant aux ordinateurs de comprendre des textes écrits. Mathieu Lutfallah, lui, s’attelle à la tâche de la création d’un robot qui pourrait transporter des boîtes.

Les cinq étudiants se disent très satisfaits de cette expérience. Ayant été initiés aussi bien à la théorie qu’à la pratique durant leur formation universitaire, les stagiaires ne rencontrent pas de difficultés majeures lors de leur stage à BMW. « Bien que l’expérience professionnelle donne toujours plus de connaissances du terrain, je crois que mes cours à la LAU m’ont bien préparé à cette expérience technique », affirme Marc Mansour. Un avis partagé par ses camarades.

Tony Najjar se dit très fier de compter pour ses collègues. « Cela fait plaisir de savoir que l’équipe considère que je suis la bonne personne pour accomplir la tâche que l’on m’a assignée », dit-il. Julie-Ann Rammouz, bien que parfois submergée par le travail et l’adaptation dans un pays étranger, affirme : « Je suis impressionnée par l’attitude de mes supérieurs hiérarchiques, leurs connaissances et leur disponibilité constante. Ceci me permet d’aller avec une grande motivation, et non forcée, au travail chaque jour. » Marc Mansour, lui, lutte parfois pour se rappeler qu’il n’est pas en Allemagne uniquement pour explorer un nouveau pays, mais qu’il est là pour travailler. « J’ai fini par trouver un équilibre parfait entre le travail et le divertissement. BMW prouve que la clé du succès d’une compagnie est un lieu de travail sain et positif », déclare le jeune homme.

Jad Saba, quant à lui, travaille dur pour faire ses preuves au sein de la compagnie, et considère que vivre seul en Allemagne lui a permis « d’évoluer en tant que personne ».

De son côté, Mathieu Lutfallah confie avoir rencontré quelques difficultés à s’adapter à une nouvelle culture, mais est heureux de « travailler sur un projet totalement lié à (son) domaine d’études, ce qui (lui) a permis de confirmer (sa) passion pour la programmation ».

Les cinq étudiants, profondément marqués par cette expérience, se considèrent aujourd’hui plus indépendants, et dotés de meilleures capacités communicationnelles grâce aux différentes cultures auxquelles ils se sont exposés.



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