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En Arabie, 12 chiites sur le point d'être exécutés, s'inquiète Amnesty

Peine de mort

Les 12 hommes, condamnés à mort lors d'un procès collectif en 2016, ont été reconnus coupables d'avoir espionné Riyad au profit de son grand rival régional l'Iran, pays à majorité chiite.

OLJ/AFP
08/11/2018

Douze chiites risquent d'être exécutés d'un moment à l'autre en Arabie saoudite, où cette branche de l'islam est minoritaire, s'est inquiétée l'ONG Amnesty International.

Les 12 hommes, condamnés à mort lors d'un procès collectif en 2016, ont été reconnus coupables d'avoir espionné Riyad au profit de son grand rival régional l'Iran, pays à majorité chiite.

Selon Amnesty, leurs dossiers ont été transférés à la "présidence de la sécurité d'Etat", une entité mise en place en 2017 qui réunit les services de lutte contre le terrorisme et les services de renseignement intérieurs.

"Vu le secret qui entoure les procédures judiciaires en Arabie saoudite, nous craignons que cela signifie l'exécution imminente des 12 hommes", a déclaré Heba Morayef, directrice régionale du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord pour Amnesty. "Leurs familles sont terrifiées par ce développement (de la situation) et le manque d'informations fournies concernant le statut du dossier de leurs proches", a-t-elle souligné, rappelant que les hommes avaient été condamnés à mort lors d'un "procès collectif d'une grossière injustice".

Les autorités saoudiennes n'ont pas répondu dans l'immédiat aux questions de l'AFP.


(Lire aussi : Peine de mort contre al-Aouda : les messages de MBS)


Majoritairement sunnite, le royaume saoudien possède une minorité chiite, qui constitue 10-15% de sa population totale, estimée à 32 millions.

L'Arabie saoudite est un des pays qui procède au plus grand nombre d'exécutions dans le monde. Meurtre, viol, vol à main armée, apostasie et trafic de drogue sont passibles de la peine capitale dans ce pays régi par une version rigoriste de la charia.

Depuis le meurtre le 2 octobre du journaliste saoudien Jamal Kashoggi au consulat de l'Arabie saoudite à Istanbul, Riyad fait face à des critiques renouvelées de la part notamment de la part d'ONG et pays occidentaux.

Début novembre, Amnesty avait ainsi appelé les Etats membres de l'ONU à briser le silence face à l'Arabie saoudite, les exhortant à surveiller la "cruauté" du royaume après le meurtre de Khashoggi.

Lundi, l'ambassadeur britannique auprès de l'ONU, Julian Braithwaite, a indiqué que son pays était "gravement préoccupé par la détérioration de la situation des droits de l'Homme en Arabie saoudite".


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L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

MAIS ET LES PLUS D,UN DEMI DE MILLION EXECUTES D,UNE FACON OU D,UNE AUTRE EN SYRIE ET TANT AUSSI EN ORAQ QU,EN EST-IL ?

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

PROCEDURES ET PRATIQUES BARBARES !

Irene Said

Où sont donc les fervents défenseurs des droits de l'homme, en Occident et aux USA...et même dans certains pays du Moyen Orient ?
Comment peuvent-ils tolérer une telle barbarie...uniquement par peur de manquer de pétrole ?
Irène Saïd

Sarkis Serge Tateossian

L'affaire khashoggi est un miroir de la société saoudienne.
C'est inadmissible et condamnable, cette forme de mise à mort.

RE-MARK-ABLE

Ce qui m'inquiète le plus , c'est cette subite bensaoudophobie.

C'est comme pour Saddam dictateur , il était connu pour sa cruauté vis à vis des chiites et de son peuple tout court , on ne disait rien , au contraire il était l'allié des occidentaux quand il avait agressé l'Iran , on se souvient qu'il avait accés aux meilleures armes pour les combattre .

Et subitement un jour on se met à l'attaquer et à noircir son tableau . On connait sa fin .

Cette nouvelle d'exécutions de chiites ne fera que nous montrer en plein jour et en public , ce qui a été fait à Khashoggi.

Ce qui m'inquiète le plus c'est le réveil subite des occidentaux vis à vis de leur allié préféré , après celui qu'on se tape au sud du Sud Liban .

Le pont

Reuters devrait avoir honte et retirer sa photo d'illustrations. Espérons que cette information ne soit pas véridique.

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