Confronté à une rébellion qui contrôle la capitale depuis 2014 et à une économie en faillite, le gouvernement yéménite a approuvé des mesures budgétaires et fiscales, notamment pour renforcer la Banque centrale, alors que la famine menace des millions de personnes, rapporte l’AFP. Réuni lundi soir pour la première fois avec le nouveau Premier ministre Maïn Saïd, le cabinet a approuvé la formation d’un comité chargé d’établir le budget du gouvernement pour 2019. S’il est approuvé, il s’agira seulement du deuxième budget adopté depuis 2014. Le Conseil des ministres a aussi adopté une résolution sur la perception de taxes et de droits de douane « sur toutes les importations taxables » dans tous les points d’entrée « terrestres, maritimes et aériens des zones libérées » ou dans les zones sous contrôle gouvernemental.
Les taxes s’élèvent aujourd’hui à un total de 10 % dans les zones contrôlées par le gouvernement. Le riyal, la monnaie locale, a perdu plus de 36 % de sa valeur en 2018, et les deux tiers de sa valeur depuis 2014, provoquant une forte hausse des prix des produits de base, en particulier des denrées alimentaires et du carburant.


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