Le président de la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL), Béchara Asmar, a une nouvelle fois interpellé hier la classe politique au sujet du retard pris dans la formation du gouvernement et de ses conséquences sur la situation économique du pays.
« L’avertissement que nous avons lancé avec les organismes économiques (le 25 septembre) et qui est actuellement repris par les organisations internationales, ainsi que par des journaux internationaux spécialisés, doit être entendu par tous les responsables », a ajouté le syndicaliste qui a fustigé les tensions à l’origine du blocage et appelé à les résoudre « avant qu’il ne soit trop tard. »
L’appel de la CGTL intervient moins de 48 heures après la publication du dernier rapport semestriel de la Banque mondiale sur l’économie du pays, qui a souligné la dégradation de la situation du pays, dont la prévision de croissance a été ramenée de 2 % à 1 % pour 2018, pour un ratio dette/PIB attendu à 154,6 %. Les auteurs du rapport ont en outre souligné que plusieurs facteurs dont la hausse des taux d’intérêt américains avaient contribué à réduire la marge de manœuvre du pays, pressé de lancer d’importantes réformes structurelles.
La formation du gouvernement est bloquée depuis les législatives de mai (voir page 2).
L’appel de la CGTL coïncide avec celui lancé par le président des Organismes économiques, Mohammad Choucair, et celui de l’Association des industriels, Fouad Gemayel, qui ont critiqué l’absence de soutien de l’État au secteur.


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