Michel Barnier, négociateur de l’UE pour le Brexit, a démenti hier sur Twitter une information du « Times » relative à un accord sur l’accès du Royaume-Uni au marché européen. John Thys/AFP
Le négociateur en chef de l’Union européenne (UE) pour le Brexit, Michel Barnier, a démenti hier la conclusion d’un accord sur les services financiers visant à maintenir l’accès britannique au marché européen après le Brexit, annoncée par le Times. « Articles de presse trompeurs sur le Brexit et les services financiers », a écrit le Français dans un message posté sur Twitter. « Rappel : l’UE peut accorder et retirer l’équivalence de certains services financiers de manière autonome. À l’instar d’autres pays tiers, l’UE est prête à engager un dialogue réglementaire étroit avec le Royaume-Uni dans le respect absolu de l’autonomie des deux parties », a-t-il poursuivi. Il réfute ainsi une information du quotidien britannique selon laquelle « les négociateurs britanniques et européens ont conclu un accord de principe sur tous les aspects d’un futur partenariat sur les services, ainsi que sur l’échange de données ».
Le quotidien cite des sources gouvernementales pour affirmer que l’UE garantirait aux entreprises britanniques l’accès aux marchés européens tant que la réglementation financière britannique resterait largement alignée sur celle de l’Europe. Interrogé par l’AFP, le ministère du Brexit s’est borné à souligner que « rien n’est conclu jusqu’à ce que tout soit conclu ».
Londres souhaite un accord qui permette aux entreprises financières britanniques de continuer à opérer en Europe après le Brexit le 29 mars 2019, notamment pour protéger la place financière de la City. L’UE propose, elle, un mécanisme d’équivalences pour permettre au secteur financier britannique de continuer à avoir accès au continent.
Début octobre, la Banque d’Angleterre s’inquiétait de la faible progression des discussions et rappelait que les sociétés européennes ont passé l’équivalent de 69 000 milliards de livres (soit 89 762 milliards de dollars) d’engagements financiers via des chambres de compensation britanniques, qui devraient être transférés à des chambres européennes ou interrompus d’ici à la fin mars 2019, en cas d’absence d’accord. De son côté, le ministre britannique chargé du Brexit, Dominic Raab, a estimé qu’un accord sur la sortie de l’UE pourrait être scellé d’ici au 21 novembre, dans une lettre adressée à des parlementaires et publiée mercredi.
Les négociations butent encore sur la manière d’empêcher le retour d’une frontière dure entre l’Irlande du Nord, membre du Royaume-Uni, et la République d’Irlande, membre de l’UE.
Source : AFP


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