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Économie - Banques

Soupçons de fraude en Grèce autour des « visas dorés » aux ressortissants chinois

La Banque nationale de Grèce a annoncé avoir mis fin à des transactions frauduleuses liées à des ventes immobilières à des acquéreurs chinois. Photo AFP

Les autorités financières grecques ont entamé une enquête sur une fraude présumée autour de ventes d’immobilier grec à des Chinois, un marché en plein développement car il ouvre à des permis de séjour dans le pays, a-t-on appris hier. Selon les informations de médias relayés par l’AFP, l’affaire porte sur des achats payés à l’homme d’affaires Evangélos Papaevangelou par cartes de crédit, en possible violation des règles contre le blanchiment d’argent et les règles de circulation des capitaux prévalant en Chine. Toutes deux citées dans cette affaire, la Banque nationale de Grèce (BNG), une des quatre banques systémiques du pays, et la société de jouets Jumbo, dont M. Papaevangelou était un dirigeant, ont pris leurs distances hier. La BNG a indiqué dans un communiqué avoir mis fin à « des transactions inhabituelles via des cartes de crédit » révélées par « les mécanismes de contrôle interne ». « Dans ce cadre, les autorités compétentes ont été alertées », a indiqué la banque, annonçant aussi des « mesures internes immédiates » contre les éventuels cadres impliqués.

Secteur en restructuration

Saisie par la Commission des marchés, la société Jumbo (jouets, accessoires...), le plus gros distributeur grec coté à la Bourse d’Athènes, a pour sa part annoncé la démission de M. Papaevangelou et nié toute implication « dans les activités présentées comme illégales de la société personnelle » fondée par ce dernier dans l’immobilier. Selon le quotidien Ethnos, l’homme d’affaires avait massivement investi dans l’immobilier, un secteur en pleine restructuration après huit ans de crise qui ont fait exploser les crédits insolvables. Selon le quotidien, les transactions en cause se chiffrent à quelque 40 millions d’euros (soit 45,3 milliards de dollars). Les « visas dorés » sont des dispositifs pratiqués par une douzaine de pays de l’Union européenne (UE) – comme l’Autriche, la Bulgarie, Chypre, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Malte ou encore le Portugal – permettant d’offrir la citoyenneté ou le droit de résidence à des non-Européens. En Grèce, les acheteurs de biens immobiliers d’une valeur d’au moins 250 000 euros (283 053 dollars) peuvent ainsi bénéficier de permis de séjour de cinq ans. Le mécanisme a été récemment étendu aux ressortissants de pays tiers investissant ou déposant au moins 400 000 euros (452 886 dollars) dans le pays.

Le Parlement européen veut mieux encadrer ces pratiques, critiquées par les ONG de contrôle du secteur financier, au nom de la lutte contre la corruption ou le blanchiment d’argent.

Source : AFP

Les autorités financières grecques ont entamé une enquête sur une fraude présumée autour de ventes d’immobilier grec à des Chinois, un marché en plein développement car il ouvre à des permis de séjour dans le pays, a-t-on appris hier. Selon les informations de médias relayés par l’AFP, l’affaire porte sur des achats payés à l’homme d’affaires Evangélos Papaevangelou par cartes de crédit, en possible violation des règles contre le blanchiment d’argent et les règles de circulation des capitaux prévalant en Chine. Toutes deux citées dans cette affaire, la Banque nationale de Grèce (BNG), une des quatre banques systémiques du pays, et la société de jouets Jumbo, dont M. Papaevangelou était un dirigeant, ont pris leurs distances hier. La BNG a indiqué dans un communiqué avoir mis fin à « des...
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