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Culture - Interview / Les Musciales de Baabdath

François Dumont veut que l’on écoute « avec le cœur »...

Le pianiste français François Dumont. Photo Joseph Berardi

32 ans et une touche de maître incontesté au clavier. Rendez-vous avec le pianiste français pour le quatrième concert des Musicales de Baabdath, à l’église Saint-Antoine de Padoue à 20h, demain mardi. Formé, entre autre, sous la férule de Paul Badura-Skoda, Dimitri Bashkirov et Bruno Rigutto, François Dumont, pianiste français né à Lyon, lauréat entre autres du concours Reine Elizabeth de Belgique et Perlemuter, est un brillant soliste face à de grands orchestres européens et internationaux (français, japonais ou américains). Membre actif du Trio élégiaque, il est triomphalement acclamé en 2011 aux Victoires de la Musique en tant que révélation de l’année. C’est aujourd’hui au tour du public libanais de l’applaudir.

Est-ce votre premier voyage en Orient et particulièrement au Liban ? Avez-vous déjà une idée de la région ?

Ce n’est pas mon premier voyage en Orient : j’ai joué l’année dernière en Turquie (à Izmir) et en 2006 j’ai également donné trois concerts en Syrie. J’ai une pensée très douloureuse pour toutes les victimes de la guerre actuelle. Je me réjouis de découvrir pour la première fois le Liban. C’est un pays et une culture que je trouve absolument fascinants ! Je trouve particulièrement émouvante la rencontre entre la musique occidentale et la culture libanaise. Les Musicales de Baabdath font un travail extraordinaire pour l’accès à la musique pour tous, et je suis extrêmement sensible à cette belle démarche.

Le piano s’est imposé à vous ou c’est une rencontre passionnelle dès l’enfance ?

Mes parents ne sont pas musiciens, mais mélomanes. Ils m’ont emmené très tôt au concert et il y avait toujours de la musique à la maison. Il y avait également un vieux piano Pleyel, et c’est assez naturellement que j’ai voulu tenter de reproduire au clavier les sons merveilleux que j’entendais.

Quelle(s) partition(s) vous fait (font) encore rêver ?

Il y en a tant... Les Préludes de Chopin, les opéras de Mozart (notamment La Flûte enchantée ou Don Giovanni, que je peux écouter des heures durant !), La valse de Ravel, les grandes œuvres de musique de chambre de Schubert.... La liste est infinie !

Connaissez-vous des musiciens ou des pianistes libanais ?

Je connais Abdel Rahman el-Bacha et Billy Eidi, deux extraordinaires musiciens pour qui j’ai énormément d’admiration et d’amitié.

Quelles sont les grandes lignes du menu que vous avez concocté pour les Musicales de Baabdath ?

Je donnerai trois concerts sous trois formations différentes, ce qui me tient à cœur. Un récital piano solo pour commencer, avec une thématique très picturale : Estampes de Debussy, Années de pèlerinage de Liszt, Tableaux d’une exposition de Moussorgsky. Ce sont des compositeurs qui ont cherché à décrire, par la musique, des sensations visuelles, poétiques ou littéraires. Je jouerai ensuite en musique de chambre avec l’ensemble Convergences et le trompettiste Romain Leleu, qui est un immense musicien et un très grand ami. Nous jouerons notamment le Septuor de Saint-Saëns, une œuvre brillante extrêmement festive. Je jouerai enfin un concert dédié à Mozart avec la soprano Helen Kearns : j’ai toujours eu une passion particulière pour Mozart et pour le répertoire lyrique, et c’est un grand privilège de partager la scène avec une si grande voix !

Le mot que vous adressez à l’audience qui vient vous applaudir ?

Un grand merci pour votre présence, et écoutez avec votre cœur ! La musique est le partage, la générosité, la beauté et l’émotion avant tout.


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commentaires (3)

Un concert dédié à Mozart... Parlant de Mozart Hermann Hesse disait : "Mozart, cela signifie que le monde à un sens, nous pouvons l'appréhender dans le symbole de la musique."

Sarkis Serge Tateossian

12 h 26, le 29 octobre 2018

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Commentaires (3)

  • Un concert dédié à Mozart... Parlant de Mozart Hermann Hesse disait : "Mozart, cela signifie que le monde à un sens, nous pouvons l'appréhender dans le symbole de la musique."

    Sarkis Serge Tateossian

    12 h 26, le 29 octobre 2018

  • "Le mot que vous adressez à l’audience qui vient vous applaudir ?" ...Et surtout, n'applaudissez pas entre les mouvements d'une même pièce!

    Georges MELKI

    10 h 02, le 29 octobre 2018

  • ON DEVRAIT ECOUTER AVEC LE COEUR MAIS AUSSI AVEC LES SENTIMENTS ET L,INTELLIGENCE POUR APPRECIER CE QU,ON NOUS SERT !

    L,EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    09 h 03, le 29 octobre 2018

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