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Culture

Punch et panache pour les Musicales de Baabdath cuvée 2018...

Festivals

Du 27 octobre au 5 novembre, un large éventail musical couvrira neuf concerts, avec des partitions et des interprètes venus des quatre coins de la planète classique.


22/10/2018

Aux Musicales de Baabdath 2018, la ronde des notes commence, le 27 octobre, avec Ribal Molaeb, jeune altiste qui monte dans le firmament des étoiles. Ribal Molaeb, choisi cette année pour représenter les jeunes talents pour le prix L’OLJ-SGBL de la saison 3 de Génération Orient, fils du peintre Jamil Molaeb et actuellement lui-même habile artisan du pinceau dont il tire des accents mystérieux, colorés et lyriques. Non content d’animer son festival d’art à Bayssour et de sillonner l’Europe pour défendre les partitions des compositeurs les plus connus, il sera le premier officiant sur la scène de Baabdate. Juste au lendemain de la fête nationale de l’Autriche, Ribal Molaeb, dont la ville de cœur et d’adoption est Vienne, donnera voix, avec des musiciens autrichiens à la clarinette et au piano (Vera Karner et Mitra Kotte), aux opus de Brahms, Mozart et Hindemith. Poésie, originalité et nouveauté pour le vivace quatrième mouvement de Brahms, pour l’alternance de l’alto et de la clarinette mis en évidence par l’altiste de 26 ans, qui a été présenté en avril dernier en primeur au Musikverein de Vienne…

Suivront, le 28 octobre, les riches heures de la guitare sous les phalanges et le médiator d’Artyom Dervoed, en droite ligne de Chicago, avec Paganini, Scarlatti et Rodrigo.

Le 29 octobre, pour les houles, les embardées et l’esprit concertant, place à un quatuor à cordes nommé Mirzoyan Quartet, groupant Aram Asatryan et Sona Azaryan aux violons, Armen Torosyan à l’alto et Vahan Grigoryan au violoncelle, pour des pages de Schubert et Mirzoyan. Signalons que l’Arménie, terre d’Édouard Mirzoyan à qui trois concerts sont dédiés dans ce festival, est omniprésente dans cette programmation, autant pour les talents de ses interprètes que pour cet hommage au pays de Sayat Nova, qui fête en 2018 le 100e anniversaire de la création de sa première République...


Trompette tous azimuts

Le piano, jamais oublié, brillera sous les doigts de François Dumont, le 30 octobre, à travers les œuvres de Bach, Debussy, Liszt et Moussorgsky. Un menu déjà applaudi ce 12 octobre à la salle Gaveau à Paris, et qui avait pour titre Estampes et tableaux. Et par le même biais, l’illustre pianiste rend hommage à Claude Debussy, dont on célèbre le 100e anniversaire…Dans le sillage, piano, quintette à cordes (Ensemble Convergences) et trompette avec Romain Leleu feront le bonheur des mélomanes le 31 octobre à travers les mélodies de Charlier, Saint-Saëns, Enesco, Jobim et Piazzolla. Romain Leleu, fervent ami, dynamique conseiller pour ces soirées musicales et révélation instrumentale des Victoires de la musique classique en 2009, rendra un vibrant hommage à la trompette en utilisant toute la famille de cet instrument pour des sons véritablement différents. Une performance et une prouesse à savourer, d’autant plus que la trompette n’est pas souvent au menu des concerts classiques.

Mais le piano continuera à enchanter les auditeurs à travers un duo où les doigts sur les touches d’ivoire d’Anna Mirakyan et l’archet du violon de Zohrab Tadevosyan, couple autant à la ville que sur scène, feront vivre les émotions de Beethoven, Grieg et Poulenc le 3 novembre.

Le chant, avec la soprano Helen Kearns et le piano, toujours sous les doigts de François Dumont, sera aussi au rendez-vous le 4 novembre pour la fraîcheur, la spontanéité et l’invention mélodique de Mozart.

Le violoncelle, instrument proche de la voix humaine, aura aussi son mot à dire le 5 novembre avec Joris Van Den Berg, accompagné au piano par Martijn Willers pour les opus de Dvorak, Janacek, Chopin, Messiaen et Prokofiev.

Le roi des instruments de musique et le plus majestueux, l’orgue de l’Assembly Hall de l’AUB, modernisé grâce à un système hybride et rendu plus performant, sera inauguré à bon escient pour l’occasion le 1er novembre et aura pour maître des claviers Ghislain Leroy. L’accompagnant, la trompette de Romain Leleu pour faire résonner et scintiller les notes de Brandt, Bach, Ponchilelli, Rachmaninoff et Purcell.

Un choix intéressant et éclectique, d’œuvres et d’interprètes, pour que la musique couvre et fasse oublier tout le tintamarre de Beyrouth prise dans l’étau de tant de crises sociales et de charivaris d’embouteillages… Pour le programme détaillé de ces événements, consulter https://lesmusicales.org/

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Sarkis Serge Tateossian

Un vrai bonheur.

Une qualité de programmation dans la finesse et la virtuosité, digne des capitales culturelles les plus huppées.

Quelle vitalité !

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