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Culture - Spectacle

« Chez nous, les mecs ça danse pas » : la création bouleversante de Nadim Bahsoun et la mémoire du Liban-Sud

Le danseur et chorégraphe libanais présente sa première création chorégraphique solo, « C !s-tem error », au festival Les rencontres à l’échelle à Marseille. Une fascinante déambulation immersive où la folie du corps résonne violemment avec l’actualité.

« Chez nous, les mecs ça danse pas »  : la création bouleversante de Nadim Bahsoun et la mémoire du Liban-Sud

Nadim Bahsoun tenant dans ses mains un portrait d'Amina dans son spectacle « C !s-tem error », au festival Les rencontres à l’échelle à Marseille. Photo fournie par Nadim Bahsoun

Que reste-t-il de nos corps exilés, éparpillés au monde, mémoires morcelées s’effaçant dans le roulement implacable des jours ? Et que peuvent-ils encore dire ces corps muets, ces corps fragiles et impuissants, si loin de la terre qui les a vus naître et qu’on est en train de brûler ? Ils convulsent. Ils se contorsionnent, et semblent hurler silencieusement dans les spasmes qui les déchirent.Nadim Bahsoun nous donne à voir ce corps déstructuré dans un spectacle de danse où l’on ne danse pas : on tremble, on s’écroule, on fissure. Est-ce donc cela l’impossibilité de danser ? Assistons-nous aux limites de l’harmonie du corps, à l’impossible légèreté, au geste interdit, dans le contexte insupportable des bombes ? Pourtant, le chorégraphe libanais nous emmène dans un voyage intime d’une douceur infinie dans les confins de son Liban-Sud,...
Que reste-t-il de nos corps exilés, éparpillés au monde, mémoires morcelées s’effaçant dans le roulement implacable des jours ? Et que peuvent-ils encore dire ces corps muets, ces corps fragiles et impuissants, si loin de la terre qui les a vus naître et qu’on est en train de brûler ? Ils convulsent. Ils se contorsionnent, et semblent hurler silencieusement dans les spasmes qui les déchirent.Nadim Bahsoun nous donne à voir ce corps déstructuré dans un spectacle de danse où l’on ne danse pas : on tremble, on s’écroule, on fissure. Est-ce donc cela l’impossibilité de danser ? Assistons-nous aux limites de l’harmonie du corps, à l’impossible légèreté, au geste interdit, dans le contexte insupportable des bombes ? Pourtant, le chorégraphe libanais nous emmène dans un voyage intime d’une douceur infinie...
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