Économie

Nous n’avons « aucune intention » de mettre en place un embargo, déclare le ministre saoudien de l’Énergie

OLJ
23/10/2018

L’Arabie saoudite n’a « aucune intention » de mettre en place un embargo sur le pétrole comme en 1973, a déclaré hier le ministre saoudien de l’Énergie alors que les relations avec l’Occident se sont refroidies après le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, comme le rapporte l’AFP.

« Cet incident passera », a déclaré Khaled al-Faleh dans une interview accordée à l’agence de presse officielle russe Tass : « L’Arabie saoudite est un pays tout à fait responsable. Pendant des décennies, nous avons utilisé notre politique pétrolière comme un outil économique responsable et l’avons isolée de la politique. » « Si les prix du pétrole montaient trop, cela ralentirait l’économie mondiale et déclencherait une récession mondiale. Et l’Arabie saoudite a été cohérente dans sa politique. Nous travaillons à stabiliser les marchés mondiaux et à faciliter la croissance économique mondiale », a ajouté le ministre.

En octobre 1973, six pays du Golfe membres de l’OPEP avaient augmenté de 70 % les prix du pétrole et décrété un embargo contre les pays occidentaux jugés pro-israéliens, ce qui avait provoqué une envolée des prix et une crise pétrolière mondiale.

Le ministre saoudien a par ailleurs déclaré « ne pas pouvoir garantir » que les prix du pétrole ne passent pas la barre des 100 dollars par baril. « Nous avons des sanctions contre l’Iran et personne se sait ce qu’il adviendra des exportations iraniennes. De plus, il y a des déclins potentiels dans des pays tels que la Libye, le Nigeria, le Mexique et le Venezuela », a-t-il expliqué : « Si trois millions de barils par jour disparaissent, nous ne pouvons pas couvrir ce volume. » Le ministre a par ailleurs indiqué que l’Arabie saoudite augmenterait sa production de 10,7 millions de barils par jour à 11 millions, précisant que le pays pourrait encore l’accroître jusqu’à 12 millions. Il a aussi indiqué que le groupe pétrolier national Saudi Aramco était intéressé par de potentielles co-entreprises avec les groupes russes Rosneft et Loukoïl dans le secteur du raffinage, affirmant que l’échange de brut pourrait être une aire de coopération.

À la une

Retour à la page "Économie"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les signatures du jour

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'Orient-Le Jour vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants