« Ça fait au moins deux ans qu’on travaille avec les différents gouvernements », a assuré le Premier ministre canadien Justin Trudeau, répondant à ses opposants. Nicholas Kamm/ AFP
Après quasiment un siècle de prohibition, le Canada est devenu hier le premier pays du G20 à légaliser le cannabis récréatif, une réforme historique attendue à travers le pays tant par les consommateurs de cette drogue douce que par les marchés boursiers.
Trois ans après son élection, le gouvernement libéral de Justin Trudeau réalise l’un de ses engagements de campagne les plus symboliques : le Canada est seulement le second État de la planète à autoriser la marijuana récréative, après l’Uruguay en 2013. Aux États-Unis, la consommation récréative de cannabis a également été légalisée dans huit États et dans la capitale Washington. Parallèlement, nombre de pays comme les Pays-Bas ou l’Espagne ont dépénalisé l’usage et la détention de marijuana, ou légalisé le cannabis thérapeutique.
La mise en œuvre de cette mesure sera scrutée et disséquée tant par les Canadiens, appelés aux urnes dans un an pour les législatives, que par les pays alliés d’Ottawa. Le gouvernement a voulu permettre à chaque province d’organiser le commerce de l’herbe, et, de Montréal à Vancouver, en passant par Toronto et Winnipeg, chaque région a retenu sa propre recette pour organiser ce marché juteux évalué à environ 6 milliards de dollars canadiens (7,8 milliards de dollars) par an.
L’opposition conservatrice au Parlement d’Ottawa a multiplié les attaques ces derniers jours contre cette mesure qui, selon les adversaires de M. Trudeau, mais aussi selon des médecins, a été précipitée et a occulté plusieurs dangers pour la santé et la sécurité publiques. M. Trudeau répète que la légalisation doit permettre de restreindre l’accès de cette drogue douce aux mineurs et « enlever l’argent des poches des organisations criminelles ».
Selon les statistiques officielles, 16 % de la population canadienne a fumé du cannabis en 2017, ce qui représente 773 tonnes de drogue douce. Il semble inévitable que les 120 producteurs autorisés actuellement ne soient pas en mesure de satisfaire toute la demande dans l’immédiat. Mais pour Bill Blair, ministre chargé de la Réduction du crime organisé, il est envisageable de ravir 25 % du marché noir d’ici à la fin 2018 et environ la moitié d’ici à un an.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
EXEMPLE A SUIVRE CAR DE TOUTE FACON LES CONSOMMATEURS DE CANABIS Y TROUVERONT LE MOYEN DE L,ACHETER... COMME CA ON ELIMINE LES TRAFIQUANTS !
22 h 16, le 18 octobre 2018