Le ministre libanais sortant de l’Énergie et de l’Eau, César Abi Khalil, a annoncé hier à l’issue d’une réunion avec le président du Parlement, Nabih Berry, avoir obtenu une avance du Trésor pour acheter assez de fioul pour qu’Électricité du Liban (EDL) puisse produire du courant jusqu’à la fin de l’année sans augmenter le rationnement. Présent à la réunion, le ministre sortant des Finances, Ali Hassan Khalil, a indiqué que cette avance devait être votée par le Parlement.
La réforme du secteur de l’électricité au Liban est un des dossiers les plus pressants qui attendent le futur gouvernement, alors qu’une partie de l’électricité est produite par des navires-centrales loués à la société Karadeniz. Assumée par M. Abi Khalil, cette solution ne fait pas l’unanimité dans le pays. Les pouvoirs publics sont, de plus, appelés par plusieurs organisations, dont le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, à supprimer les subventions au secteur en vigueur depuis les années 1990 et qui constituent un des postes de dépense les plus importants du budget de l’État.
Lundi, M. Abi Khalil avait affirmé avoir eu une rencontre positive avec une délégation du géant allemand Siemens, qui avait proposé, en juin dernier, de construire des centrales au gaz. Une offre que le ministre n’avait d’abord pas considérée avant que le député Yacine Jaber ne révèle cet épisode au public fin septembre. Par ailleurs, la troisième barge mise en service gratuitement pour trois mois par Karadeniz dans le cadre de la prolongation des contrats des deux autres installées depuis 2013 doit en principe lever l’ancre le 18 octobre.


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