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Culture - Spectacle

Paris impatiente de découvrir les « Mille et Une Nuits » de Caracalla

Le Palais des Congrès parisien se transforme, le temps d’un week-end (les 13 et 14 octobre), en un somptueux palais oriental pour accueillir la troupe libanaise de danse.

Les « Mille et Une Nuits » de Caracalla en tournée mondiale. Photo DR

La troupe de danse Caracalla est une jeune et sémillante quinquagénaire qui n’a pas pris une ride et porte haut et loin les couleurs du pays du Cèdre. Fondée en 1968 à Beyrouth par Abdel Halim Caracalla, elle poursuit son éblouissant parcours au Liban et à travers le monde en conjuguant les talents de sa fille Alissar, chorégraphe, et de son fils Ivan, metteur en scène.

La plus importante compagnie du genre au Moyen-Orient offre à ses danseurs une formation classique et moderne, orientale et occidentale, dans le plus pur style du dialogue des cultures qui a fait son succès au cours des cinq dernières décennies. Son langage artistique mélange harmonieusement le patrimoine culturel oriental et la technique chorégraphique contemporaine à la manière de Martha Graham.

« Paris est l’une des villes culturelles les plus importantes au monde, dit Ivan Caracalla. C’est pourquoi nous voulons que le point d’orgue de notre tournée des 50 ans y culmine. » La Ville-Lumière se prépare à recevoir la troupe pour deux soirées d’exception au Palais des Congrès, les 13 et 14 octobre. Les médias français (télévision, presse écrite, radio…) bruissent déjà de cet événement qui promet d’être inoubliable car il est vrai que Caracalla ne s’est plus produit à Paris depuis 2010 et que le public attend avec impatience de découvrir Les Mille et Une Nuits.

Costumes chatoyants, plusieurs dizaines de personnes sur scène, décors fastueux, le spectacle se développe en trois actes et s’ouvre sur l’Orient mystérieux et sensuel de la cour du roi Shahrayar. Intrigues, amours, vengeances se déroulent dans un éblouissement de couleurs, sur des airs extraits de Shéhérazade, opéra de Rimsky-Korsakov dont la musique met en valeur la violence des passions et le déchaînement des sentiments.

Le deuxième acte se situe dans un souk oriental où les marchands, dans un immense tumulte, cherchent à appâter le chaland. Sur le rythme envoûtant du Boléro de Ravel, les odalisques rivalisent d’audace et de volupté sous l’œil émerveillé des passants, quand soudain une créature de rêve apparaît, œuvre d’un sorcier rusé qui a tout manigancé pour confondre le public.

Notons, et c’est une première, qu’à l’orchestre symphonique qui a enregistré les pièces musicales, ont été adjoints des instruments orientaux, ce qui donne une saveur très particulière à ces monuments du répertoire.

Le troisième acte met en scène des voyageurs qui, après une longue traversée, s’arrêtent pour conter leurs aventures à travers des chants et des danses du terroir. Retour aux sources, folklore, l’œuvre se clôture en forme d’hommage aux racines et à la tradition.

Caracalla, après Paris, reprendra son bâton de pèlerin et poursuivra sa tournée vers les États-Unis, démontrant que le Moyen-Orient, comme tient à le préciser Ivan Caracalla, « au-delà des guerres et des conflits, peut aussi apporter la joie et la lumière ».



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Mille bravos

Sarkis Serge Tateossian

10 h 08, le 09 octobre 2018

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Commentaires (1)

  • Mille bravos

    Sarkis Serge Tateossian

    10 h 08, le 09 octobre 2018

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