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Économie - Polémique

Électricité : Jaber revient à la charge concernant l’offre de Siemens

Le député libanais Yassine Jaber, qui avait déclenché une polémique en révélant que le Liban avait refusé une offre de la compagnie allemande Siemens pour réhabiliter le secteur de l’électricité, est revenu à la charge hier en reprochant au ministère de l’Énergie de ne pas avoir donné suite aux propositions du géant allemand. Selon lui, Siemens avait proposé en juin, lors de la visite de la chancelière allemande Angela Merkel, de construire des centrales électriques au gaz au Liban qui fourniraient du courant à un coût de production de 9 centimes de dollar le kilowattheure (NDLR : carburant inclus, a priori).Dans un enregistrement vocal rendu public en fin de semaine dernière, le député du bloc berryste avait attribué la responsabilité de ce refus au Courant patriotique libre (CPL) du président Michel Aoun. Sollicité dimanche sur Twitter par la journaliste libanaise Yara Alandary, le PDG de Siemens Joe Kaeser avait pour sa part confirmé que Siemens avait bien discuté d’une offre avec le gouvernement libanais. Offre à laquelle ce dernier n’avait pas donné suite. M. Kaeser a ajouté que cette proposition était toujours « valable ». Après avoir, dans un premier temps, affirmé que « Siemens n’avait pris part à aucun appel d’offres », le ministre (CPL) de l’Énergie et de l’Eau, César Abi Khalil, a précisé mercredi, toujours sur Twitter : « Nous aspirons à coopérer avec Siemens sur l’évaluation des besoins, et à partir de là, peut-être recevoir une offre formelle. » Il a également déclaré qu’il « (réitérait son invitation) à Siemens et toutes les compagnies qualifiées à rester à l’écoute de toutes les annonces du ministère concernant les prochains appels d’offres Selaata 1 et Zahrani 2 ». Une partie de l’électricité au Liban est produite par des navires-centrales loués à la société Karadeniz, à un coût de production de 4,85 centimes de dollars hors fioul, un choix assumé par le CPL mais qui ne fait pas l’unanimité dans le pays. Le déficit de production et la vétusté d’une importante portion des infrastructures font partie des enjeux majeurs de la réforme du secteur.


Le député libanais Yassine Jaber, qui avait déclenché une polémique en révélant que le Liban avait refusé une offre de la compagnie allemande Siemens pour réhabiliter le secteur de l’électricité, est revenu à la charge hier en reprochant au ministère de l’Énergie de ne pas avoir donné suite aux propositions du géant allemand. Selon lui, Siemens avait proposé en juin, lors de...

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