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Économie - Rapport

Les actifs des banques alpha en hausse, leur activité de prêts en baisse

La rue des Banques à Beyrouth. Les dépôts des 15 plus grandes banques libanaises n’ont que légèrement progressé à fin juin. Photo Jamal Saïdi/Reuters

Les actifs des 15 plus grandes banques du pays – dont les dépôts excèdent 2 milliards de dollars – ont atteint 244,09 milliards de dollars à fin juin, selon le dernier rapport de Bankdata Financial Services publié mardi soir. Ce total est en hausse d’environ 4,8 % par rapport à leur niveau à fin 2017.

Les établissements concernés sont, par ordre décroissant : Bank Audi, BLOM Bank, Byblos Bank, Fransabank, Société générale de banque au Liban (SGBL), Bank of Beirut, Bankmed, Banque libano-française (BLF), Crédit libanais, IBL Bank, BBAC, First National Bank (FNB), Lebanon and Gulf Bank, Creditbank et Saradar Bank qui a fait son entrée dans le top 15 dans le dernier rapport trimestriel de 2017. Sans cette dernière, les actifs des 14 autres banques alpha retenues dans le rapport du premier semestre 2017 ont atteint près 241,41 milliards de dollars, contre 222,03 milliards à la même période un an plus tôt (+8,7 %).

Dollarisation des dépôts et prêts

Les dépôts dans les 15 banques alpha ont en outre totalisé 183,08 milliards de dollars, soit + 0,3 % par rapport à fin 2017. Ils s’élèvent à 180,96 milliards sans compter Saradar Bank, ce qui représente une très légère hausse par rapport à leur niveau fin juin 2017 (+0,1 %). Bankdata explique que ce ralentissement est lié à une baisse des dépôts effectués dans les filiales des banques alpha à l’étranger (-8,5 % depuis le début de l’année). Le rapport souligne également que la dollarisation des dépôts a légèrement reculé depuis le début de l’année, passant de 67,5 % à 67,2 % entre fin décembre 2017 et fin juin.

L’activité de prêts des 15 banques alpha s’est en revanche contractée. Le total des prêts a atteint 64,15 milliards de dollars (-3,4 % par rapport à fin 2017), soit près de 63,30 milliards en ne retenant que les 14 premières banques (-5,1 % par rapport au total des 14 premières banques à fin juin 2017). Bankdata explique ces performances par le ralentissement économique au Liban ainsi que dans plusieurs pays de la région où les banques libanaises sont implantées (notamment en Turquie). La dollarisation des prêts est enfin passée de 70,2 % au début de l’année à 69,1 % en juin. Et le taux brut de créances douteuses – qui présentent un risque probable ou certain de non-recouvrement total ou partiel – est passé de 5,88 % à 6,41 % sur la durée du premier semestre.

Enfin, les profits des 15 banques alpha ont atteint près de 1,1 milliard de dollars à fin juin, et 1,077 milliard sans compter ceux de Saradar Bank, ce qui représente une baisse de 8 % en un an. Le niveau des profits reste constant en ajustant les bénéfices liés aux activités abandonnées, précisent les auteurs du rapport. Le rendement moyen sur actifs est lui passé de 1,06 % à fin juin 2017 à 0,91 % en glissement annuel, tandis que le rendement moyen sur fonds propres est passé de 11,45 % à 10,04 % sur la même période.

Les actifs des 15 plus grandes banques du pays – dont les dépôts excèdent 2 milliards de dollars – ont atteint 244,09 milliards de dollars à fin juin, selon le dernier rapport de Bankdata Financial Services publié mardi soir. Ce total est en hausse d’environ 4,8 % par rapport à leur niveau à fin 2017.Les établissements concernés sont, par ordre décroissant : Bank Audi, BLOM Bank, Byblos Bank, Fransabank, Société générale de banque au Liban (SGBL), Bank of Beirut, Bankmed, Banque libano-française (BLF), Crédit libanais, IBL Bank, BBAC, First National Bank (FNB), Lebanon and Gulf Bank, Creditbank et Saradar Bank qui a fait son entrée dans le top 15 dans le dernier rapport trimestriel de 2017. Sans cette dernière, les actifs des 14 autres banques alpha retenues dans le rapport du premier semestre 2017 ont...
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